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Ref. 1581

A. GIROUX

Editeur de mobilier et d’objets d’art
(Maison active de 1799 à 1885)
(attribué à)

Vitrine Japonisante

France
Circa 1880
Haut. : 275 cm ; Larg. : 167 cm ; Prof. : 70 cm

Très rare vitrine japonisante en noyer et bronze doré. Elle ouvre dans sa partie haute par deux portes à glaces biseautées encadrées de moulures laitonnées,  dans sa partie basse par deux vantaux en noyer sculpté décoré de motifs de branchages fleuris et de cartouches en bronze ajouré ornés de dragons et d’oiseaux. L’ensemble est encadré par des montants sculptés imitant l’osier tressé.

Cette vitrine est surmontée d’une importante corniche en noyer sculptée et dorée représentant en son centre une figure de Chien de Fô, doté d’un pouvoir protecteur, le tout reposant sur des têtes d’éléphant à trompe renversée.

Œuvre en relation

Ce type de pieds, en forme de têtes d’éléphant à trompe renversée, est caractéristique de la Maison Giroux et se retrouve sur nombre de ses meubles. Cabinet d’inspiration japonaise, signé Maison Alphonse Giroux – Paris – Collection Particulière

 

Biographie

Alphonse Giroux et Cie, célèbre magasin de tabletterie et de curiosités situé à Paris, 7 rue du Coq-Saint-Honoré, dont l’activité s’étend du Consulat à la fin du Second Empire. Cette entreprise est créée par François-Simon-Alphonse, puis dirigée à partir de 1838 par ses deux fils Alphonse-Gustave (1810-1886) et André (1801-1879).

C’est à l’Exposition des Produits de l’Industrie en 1834, que la maison Giroux, spécialisée dans la fabrication d’objets raffinés, obtient une médaille d’argent. Louis XVIII, puis Charles X se fournissent en cadeaux chez Giroux pour « les Enfants de France ». Exécutant peu à peu des petits meubles, ils apparaissent pour la première fois en 1837 sous la rubrique « Ebénistes » dans l’Almanach de Paris. Cependant, c’est Alphonse-Gustave qui donne véritablement de l’expansion à leur activité, comme en témoigne le rapport du jury de l’Exposition des Produits de l’Industrie de 1839, le récompensant d’une Médaille d’argent. Il figure alors au 1er rang des commerces de luxe.

A. Giroux participe à l’Exposition Universelle de Paris en 1855, où il présente un bonheur-du-jour en tilleul, sculpté d’un décor naturaliste luxuriant, et que l’impératrice Eugénie achète pour son palais de Compiègne. A. Giroux transfère en 1857 sa boutique 43, bld des Capucines et y exerce jusqu’en 1867, date à laquelle il cède sa maison et son enseigne à Ferdinand Duvinage et Harinkouck. Marquée par le Japonisme alors en vogue en France dans les années 1870, la maison Giroux propose des luxueux meubles et objets décoratifs japonisants décorés d’une mosaïque d’ivoire et bois divers avec cloisons métalliques, nouvelle technique qui fait l’objet d’un brevet d’invention déposé en 1877 par la veuve F. Duvinage. La maison Giroux cessera toute activité en 1885.

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