Ref. 2086

F. Schmit

Ébéniste (1830-1880)

Belle Commode

France
Circa 1880

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Hauteur : 91 cm ; Longueur : 140 cm ; Profondeur : 48 cm

Belle commode en acajou, placage d’acajou flammé de style Louis XVI, ouvrant par trois vantaux surmontés de tiroirs agrémentés d’une riche et fine ornementation en bronze ciselé et doré de masque féminin, bouquetins et jeunes satyres parmi des rinceaux feuillagés et des pampres sur fond de bois noirci, ainsi que des frises d’oves, rubans et canaux. Elle est ornée de deux montants à colonne détachée à cannelures doublées de laiton finissant par des pieds toupie cannelés, et coiffée d’un dessus de marbre brocatelle d’Espagne.

Cette commode est inspirée d’un modèle très caractéristique d’Adam Weisweiler (1744-1820), l’un des plus illustres ébénistes du règne de Louis XVI. Celui-ci a conçu plusieurs variantes de ses modèles, dont une série de commodes à vantaux telles que la nôtre : façade tripartite, pieds toupie, panneaux de placage encadrés de baguettes de bronze, colonnes d’angles cannelées détachées, avec ou sans frise de bronze.

Œuvre en Relation

D’autres commodes de ce modèle sont conservées dans les plus grands musées du monde, dont une paire au Musée du Louvre. Ce modèle a également été réalisé avec des ornementations de panneaux de laque ou de vernis européen. Deux de ces commodes sont conservées au Metropolitan Museum of Art de New York (collection Wrightsman, 1977.1.12) et au Kansas City Museum.

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Commode d’A. Weisweiler, 1788, conservée au Château de Compiègne

Biographie

Né au Luxembourg, Frédéric Schmit était un ébéniste spécialisé dans le mobilier en acajou et palissandre, et les meubles de fantaisie. Il exerça au 9 rue de Charonne à partir de 1856, puis en 1870, la maison devint provisoirement SCHMIT, ALAVOINE ET PIOLLET au 9 et 24 rue de Charonne. En 1874, elle devint SCHMIT ET PIOLLET au 20 rue de Charonne, puis emménagea au 22 à partir de 1876, puis devint SCHMIT SUCCESSEUR vers 1888 Il obtint une médaille d’or aux Expositions Universelles de 1878 et 1889. Vers 1878, la maison aborda la fabrication de meubles d’art.

Adam Weisweiler (1744-1820), ébéniste reçu Maître le 26 Mars 1778. Il s’établit rue du Faubourg Saint Antoine. Weisweiler fut l’un des grands maîtres du style Louis XVI. D’origine allemande, il est supposé avoir reçu sa formation dans l’atelier des Roentgen. Il vint en France avant 1777, date de son mariage dans la capitale. Il travailla essentiellement pour les marchands-merciers comme Daguerre, lequel revendait les œuvres de Weisweiler à la reine Marie-Antoinette. D’une très grande habileté technique, il développa un style très personnel en jouant sur les différentes matières comme la pietra-dura, le laque ou les plaques de porcelaine de Sèvres. Contrairement à la majorité des ébénistes, la Révolution n’affecta en rien sa production. Weisweiler travailla sous l’Empire pour la Reine Hortense. Une large partie de sa production se trouve dans les collections publiques comme le Louvre, le Musée des Arts Décoratifs à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York.

Bibliographie

P. Verlet, Le Mobilier Royal Français, Picard, Paris, 1990 ; Vol. I, plate XXIII, no.18.

D. Ledoux-Lebard, Le Mobilier Français du XIXe siècle, Dictionnaire des Ebénistes et des Menuisiers, Editions de L’Amateur, Paris, 1984, p.572.

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