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Ref. 1607

C.G. Brun

Peintre (1825-1908)
Ecole Française

“ Le moineau de Lesbie ”

Tableau exposé au Salon de 1861

Signé C. Brun et daté 1860
Huile sur toile

Dimensions avec cadre : Haut. : 116 cm ; Larg. : 144 cm
Dimensions sans cadre : Haut. : 85 cm ; Larg. : 118 cm

 

Atrium au riche décor pompéien dans lequel une jeune femme allongée sur un lit joue avec un moineau, indifférente à l’attention que lui porte le jeune homme assis à ses pieds.

Ce tableau est une œuvre majeure dans le répertoire de C.G Brun, reconnu pour la précision de sa technique, de par l’élégance de la composition, la pureté des couleurs, la finesse de la touche et l’expressivité des personnages.

Exposé au Salon de 1861, ce tableau a été grandement apprécié par le public et les critiques.

Cette rare scène intimiste d’intérieur décoré dans le style pompéien illustre parfaitement le goût de l’époque pour les découvertes des grandes villas de Pompéi grâce aux fouilles archéologiques du XVIIIe siècle et la publications d’ouvrages s’y référant. Aménager ses intérieurs sur le modèle des villas pompéiennes va alors devenir une mode à laquelle vont s’adonner de grands noms du Second Empire, comme le Prince Napoléon, cousin de l’Empereur Napoléon III, qui va se faire bâtir une superbe villa Pompéienne avenue Montaigne, dont il ne reste pour témoignages que quelques photographies et un tableau de Gustave Boulanger, daté de 1861 et intitulé Répétition du « Joueur de flûte » et de la « Femme de Diomède » chez le Prince Napoléon.

Ce tableau illustre le poème « Fletus passeris Lesbiae » provenant du recueil « Carmina » écrit par Catulle (87-54 av. J.-C.) : dans son oeuvre, l’auteur, épris de Lesbie, femme mariée vivant à Rome, met en scène un moineau faisant l’objet de toutes les attentions de sa maîtresse, qui délaisse ainsi son soupirant.

Ce thème a fait l’objet de nombreuses représentations en peinture, dont celle de Raphaël Poggi exposée au Salon de 1865, Lawrence Alma-Tadema en 1866 ou encore Edward Poynter en 1907.

Tableau présenté sous le n°467 au Salon de 1861 sur les cimaises du Palais des Champs-Elysées

Biographie

Charles Guillaume Brun, né à Montpellier en 1825, mort à Paris en 1908, s’inscrit en 1847 à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, où il étudie sous la direction de François-Edouard Picot (1786-1868) puis d’Alexandre Cabanel (1823-1889). Sa participation au Salon débute en 1851 avec des sujets de genre (Jeune fille faisant sa prière du matin), mais dès 1853, il envoie régulièrement des scènes Orientalistes, situées en Algérie (La Prière en 1859, Rendez-vous à Constantine en 1861, Femme Mauresque en 1867), d’une grande rigueur architecturale, animées de contrastes tranchants dans les effets d’éclairage et montrant dans les modulations de gris une fine sensibilité. Outre ses nombreux paysages d’Algérie, il se fait aussi connaître comme portraitiste militaire, peignant avec précision les uniformes, et devient naturellement peintre officiel au ministère de la Guerre, où il collabore avec Alexandre Cabanel. Il est également l’auteur de décorations d’églises, dont celle de Villemomble (Martyre de saint Laurent, 1857). Brun devient sociétaire des Artistes Français à partir de 1883.

Bibliographie

– 1820-1920 – Les Petits Maitres De La Peinture, G. Schurr, Les Editions de l’amateur, Paris, 1975, t.V, p.32.

– Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Bénézit, éd. Gründ, 1976, vol. II, p.887.

– Hall des sculptures et cimaises du salon de 1861/Photographies par Richebourg, Pierre-Ambroise Richebourg, 1861, vue 17

– Explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, lithographie et architecture des artistes vivants exposés au palais des Champs-Elysées le 1er mai 1861, Charles de Mourgues Frères, Imprimeurs des musées impériaux, 1861

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