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Réf. 1625/1

Henry Picou

(1824-1895)

Allégorie du jeu

France
1879

Dimensions avec cadre : Hauteur : 96 cm ; Largeur : 116 cm
Dimensions sans cadre : Hauteur : 59 cm ; Largeur : 79,5 cm

Charmante peinture représentant des personnages vêtus à l’antique dans un décor architectural néo-grec.

Cette allégorie du jeu/hasard est illustrée par une petite fille plongeant à l’aveugle sa main dans un sac. Ce thème est souligné par la présence d’un papillon tenu au dessus d’elle.

Auteur de scènes de genre et de portraits, Henry Picou s’est principalement illustré, au sein du mouvement néo-grec de la seconde moitié du XIXe siècle, dans la représentation de peintures allégoriques grâce à sa touche colorée et délicate.

Biographie

Né le 27 juillet 1824 à Nantes et mort le 17 juillet 1895 à Paris, Henry-Pierre Picou est un peintre d’histoire, de portrait et de scènes de genre qui s’est illustré dans le mouvement néo-grec. Entrant à douze ans dans l’atelier du peintre Paul Delaroche, il suit ensuite l’enseignement de Charles Gleyre à l’Ecole Royale des Beaux-Arts de Paris.

A Paris, il se lie d’amitié avec des jeunes peintres parmi lesquels Jean-Léon Gérôme, Gustave Boulanger et Jean-Louis Hamon. Ce groupe, qui se passionne pour les découvertes récentes sur l’antiquité grecque et romaine, commence à exposer au Salon en 1847, et un tableau de Gérôme, Un Combat de coqs, rapportant à son auteur une médaille d’or, les fait remarquer et consacre Gérôme comme chef de file du nouveau mouvement Néo-Grec. Ce courant devient très vite à la mode, influençant également les arts décoratifs et l’architecture.

Henry Picou remporte le second prix de Rome en 1853 pour son tableau Jésus chassant les marchands du Temple, conservé aujourd’hui à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts à Paris.

Lorsque les artistes néo-grecs passent de mode, Henry Picou se consacre à une carrière de portraitiste et de peintre de genre, et expose au Salon des œuvres inspirées par la vie sous le Second Empire ou par des thèmes historiques. Doté d’une sensibilité et d’une culture humaniste et considérant le « Génie » comme un but à atteindre, il ne renonce pas pour autant à travailler sur des représentations soignées de l’Antiquité et ce jusqu’à la fin de sa vie.

Muséologie

Musée d’art Dahesh de New-York
Musée des Beaux-arts de Nantes
Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris
Musée d’Orsay

Bibliographie

E. Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999, t. 10, p. 893.
G. Schurr, 1820-1920 Les petits maîtres de la peinture, Les éditions de l’amateur, 1976, t.III, p.15.

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