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ref. 1695/1

Manufacture d’Aubusson

Le Banquet de Cléopâtre

France – XVIIIe siècle

Laine  et soie

Importante tapisserie illustrant le Banquet de Cléopâtre, scène tirée de l’Histoire des amours de Marc-Antoine et Cléopâtre.

Cléopâtre et Marc-Antoine, richement vêtus, assistent à un banquet opulent dans un jardin, entourés de soldats et de serviteurs. Cléopâtre s’apprête à dissoudre une perle dans le verre de Marc-Antoine.

Une élégante bordure abondamment ornée de fleurs et de feuillages encadre la scène.

Cet épisode, raconté par Pline dans son Histoire Naturelle (extrait du livre IX : Cléopâtre et les perles), illustre le faste et les excès des banquets organisés par Cléopâtre. Se vantant de pouvoir dépenser en un seul dîner dix millions de sesterces pour impressionner son hôte, elle dissout dans du vinaigre l’une de ses boucles d’oreilles constituée des plus grosses perles jumelles au monde. Marc-Antoine doit alors s’incliner.

Ce thème a fait l’objet de nombreux tissages au cours des siècles dans différentes manufactures, d’après les cartons d’Isaac Moillon (1614-1673), Karl Mander II (1579-1623), Juste d’Egmont (1601-1674) ou encore Charles Person (1609-1667).

Une tapisserie permettait de décorer richement une demeure et de garder la chaleur à l’intérieur d’une pièce en coupant le rayonnement froid des pierres. Elle pouvait se démonter facilement et rapidement pour être transportée dans une autre demeure. D’un décor de millefleurs au début de l’art de la tapisserie, les lissiers sont parvenus à augmenter les surfaces tissées permettant ainsi le déroulement narratif d’une histoire (récits bibliques, mythologiques ou littéraires) par le biais de tentures, ensemble de tapisseries sur un même sujet.

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