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Ref. 1585

Krieger

Ebéniste
(attribué à)

Importante Commode

France
Circa 1880
Haut. 94,5 cm ; Larg. 211 cm ; Prof. 76 cm

Très importante commode en placage d’acajou flammé et bois teinté noir. Belle ornementation de bronzes ciselés et dorés de style Louis XVI, à décor de frises d’oves, de canaux et de feuillages. Ouvrant par quatre tiroirs en façade, dont un ceinture, deux dissimulés s’ouvrant par un bouton poussoir et un grand central, les portes sur les côtés sont ornées de portraits en médaillon désignant « M.ANT.ARCHISE D’AUTRICHE DAUPHINE DE FRANCE » et « LOUIS AUGUSTE DAUPHIN DE FRANCE ». Elle repose sur quatre pieds toupie à cannelures rudentés laitonnés, le tout surmonté d’un marbre blanc mouluré de Carrare.

Œuvres en Relation

Notre commode est une variation de celle estampillée de Guillaume Beneman, conservée au Musée du Louvre (OA 5507) et qui faisait partie d’un ensemble de quatre acheté par le Garde-Meuble en 1786 au marchand-mercier Philippe-Ambroise Sauvage. Elle aurait été exécutée par l’ébéniste Joseph Stockel pour le comte de Provence. A l’origine en bois de rose, elle a été replaquée en acajou et diminuée en largeur. La porte fut remplacée par trois tiroirs et les bronzes dorés. Destinée à la chambre de Louis XVI à Compiègne, elle intégra le palais directorial du Luxembourg en 1797, puis le palais des Tuileries jusqu’en 1870.

Biographie

La maison Krieger commença son activité d’ébénisterie au milieu du XIXème siècle avec Antoine Krieger (1804-1869) avant d’y adjoindre un important département de décoration qui assura le prestige de son commerce jusque vers 1945. La maison Krieger exécutait tous les plans et dessins dans les styles ancien et moderne. Un millier d’ouvriers œuvraient dans les ateliers du 74-76 rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris, à une production de luxe et du mobilier plus courant. La fabrication, cependant, de très grande qualité garantissait des intérieurs en chêne ou en acajou bien choisi décorés de bois de placage sélectionnés. La maison Krieger obtint une médaille de 2ème classe à l’Exposition Universelle de Londres de 1851 et présenta également des ouvrages au cours de nombreuses expositions internationales tel qu’à Paris en 1855.

Guillaume Beneman (1750-1811) Originaire d’Allemagne, il ouvre d’abord un atelier d’artisan libre au Faubourg Saint-Antoine. Supplantant Jean-Henri Riesener, il devient à son tour ébéniste ordinaire du mobilier de la Couronne et est reçu maître en 1785. Distingué par la reine, il réalise de très importantes commandes  à partir de l’obtention de sa maîtrise et travaille sous la direction du sculpteur Jean Hauré, d’abord pour réparer des meubles et fabriquer des meubles de service, puis il effectue des copies et des modifications sur des meubles existants. Il travaille pour la famille royale jusqu’à la Révolution, puis pour le garde-meuble, et retrouve une certaine activité sous le Directoire. Il s’installe ensuite au 6 rue Forest dans le quartier du Temple jusqu’en 1804.

Joseph Stockel (1741-1802). D’origine allemande, il obtient sa maîtrise le 2 août 1775 et s’installe rue de Charonne puis rue du Faubourg-Saint-Antoine. Son estampille se retrouve sur des meubles presque tous en acajou et de goût néo-classique. Plusieurs de ses meubles ont été grandement retravaillés par l’ébéniste Guillaume Beneman, (agrandissement, réductions, replacage ou dépose de bronzes) et portent donc la double estampille de Beneman et Stockel.

Bibliographie

D. Ledoux-Lebard, Denise, Le Mobilier Français du XIXe siècle, Dictionnaire des Ebénistes et des Menuisiers, Editions de L’Amateur, Paris, 1984, p.68-70 ; p. 590.
P. Kjellberg, Le Mobilier Français du XVIIIe siècle, Dictionnaire des Ebénistes et des Menuisiers, Editions de l’amateur, Paris, 1989, p.56-62

A. Pradère, Les Ebénistes Français de Louis XIV à la Révolution, Editions du Chêne, Paris, 1989, p.405-411 ; p.425

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