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ref. 1716/1

Krieger

Ebéniste
(attribué à)

Belle paire de commodes

France
Circa 1880

Haut. : 90 cm ; Larg. : 78 cm ; Prof. : 48,5 cm

Paire de commodes d’inpiration Louis XVI en placage d’amarante et bronze doré ; ouvrant à 3 tiroirs, dont deux sans traverse et un en ceinture à abattant formant écritoire et dissimulant deux petits tiroirs latéraux.

L’ensemble est orné d’une marqueterie d’entrelacs en plaquage de bois de rose serti d’un double filet d’ébène et de buis sur fond de sycomore teinté vert décoré en son centre de fleurons en buis. Riche ornementation de bronzes ciselés et dorés à décor de frises d’acanthe en ceinture et de guirlandes de fleurs et de frise de postes aux angles, d’encadrement moulurés de feuilles d’eau sur les panneaux latéraux.

Elles reposent sur quatre pieds cannelés laitonnés surmontés de chapiteaux corinthiens, le tout coiffé d’un plateau en marbre Griotte.

Œuvre en Relation

Ces commodes s’inspirent de la paire réalisée par Jean-François Leleu livrée par ordre n° 32 du 1er mai 1773, avec une 3e commode aujourd’hui à Londres (Wallace Collection) pour la chambre à coucher de la Princesse de Condé au Palais Bourbon à Paris. Le losange central, à l’origine marqueté d’un motif de fleurs de lys, fut replaqué sous la Révolution.

Les commodes de Leleu, conservées sous les numéros d’inventaire T 473 C.1 et T 473 C.2 , se trouvent aujourd’hui à Versailles.

Biographie

Jean-François Leleu (1729-1807), ébéniste parisien, commence sa carrière comme apprenti dans l’atelier de Jean-François Oeben. Installé chaussée de la Contrescarpe, il est reçu maître en 1764 et déménage rue Royale-Saint-Antoine. Il se consacre à une clientèle privée aristocratique parmi laquelle le prince de Condé pour lequel il livre des meubles entre 1772 et 1777, ou la comtesse du Barry. Il cède son atelier en 1792 à son gendre Antoine Stadler.
Son style néoclassique se compose de formes monumentales à surface plane, soulignées par des pilastres cannelés aux angles, des frises de bronze ciselé et doré et des pieds robustes. Parallèlement à cette production, il conçoit des meubles plus légers, plus élégants. Leleu se distingue également par la qualité de ses marqueteries, que cela soit pour ses tableaux ou ses motifs géométriques.

La maison Krieger commença son activité d’ébénisterie au milieu du XIXème siècle avec Antoine Krieger (1804-1869) avant d’y adjoindre un important département de décoration qui assura le prestige de son commerce jusque vers 1945. La maison Krieger exécutait tous les plans et dessins dans les styles ancien et moderne. Un millier d’ouvriers œuvraient dans les ateliers du 74-76 rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris, à une production de luxe et du mobilier plus courant. La fabrication, cependant, de très grande qualité garantissait des intérieurs en chêne ou en acajou bien choisi décorés de bois de placage sélectionnés. La maison Krieger obtint une médaille de 2ème classe à l’Exposition Universelle de Londres de 1851 et présenta également des ouvrages au cours de nombreuses expositions internationales tel qu’à Paris en 1855.

Bibliographie

P. Kjellberg, Le Mobilier Français du XVIIIe siècle, Dictionnaire des Ebénistes et des Menuisiers, Editions de l’amateur, Paris, 1989, pp. 505-520.

A. Pradère, Les Ebénistes Français de Louis XIV à la Révolution, Editions du Chêne, Paris, 1989, p. 333-341.

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