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ref. 1735/1

h.vian

Bronzier (1860-1905)
(attribué à)

Beau lustre aux Enfants musiciens

France
Circa 1880

Haut. : 118 cm ; Diam. : 75 cm

Elégant lustre dit “Arabesque à Enfants Musiciens” d’inspiration Louis XVI, réalisé en bronze finement ciselé et doré. Il se compose d’un fût cannelé surmonté d’une torche enflammée entourée de trois enfants musiciens finissant en acanthe et jouant du pipeau. Il est éclairé par six bras de lumière, élégamment décorés d’acanthes et de grands rinceaux feuillagés. Le culot se termine par une graine entourée de feuillages. L’ensemble est suspendu par trois chaînes à maillons “antiques”.

Ce superbe lustre, par son répertoire décoratif typique du style Louis XVI et par l’attention portée aux détails dans la ciselure, illustre bien la qualité et le raffinement de la personne à qui le modèle original, dessiné par Pierre Gouthière, l’un des plus grands bronziers français, était destiné : Marie-Antoinette.

Modèle de P. Gouthière (1732-1813)
Exécuté vers 1780 pour le Cabinet intérieur de la Reine, dit “Cabinet doré” de Marie-Antoinette au Château de Versailles (conservé in situ).
(Commenté et reproduit in H. Ottomeyer, Vergoldete Bronzen, T. I, Klinkhardt & Biermann, Munich, 1986, p° 238 et in P. Verlet, Les bronzes dorés français du XVIIIeme siècle, p.92 et p.340)

 

 

Derrière son Grand Appartement, la Reine disposait de petites pièces réservées à son usage privé et au service de ses femmes de chambre. Quand elle était à Versailles, c’est dans son cabinet intérieur – la plus vaste des pièces privées de la reine – que Marie-Antoinette se retirait le plus souvent pour y recevoir ses enfants et ses amies, pour y jouer de la musique, ou pour poser devant Mme Vigée-Lebrun, son portraitiste préféré. Ce cabinet intérieur est également nommé cabinet doré, en raison de la profusion des ors des boiseries des frères Rousseau, des bronzes et du mobilier de Riesener et Jacob.

Biographie

Henri Vian, bronzier actif dans la seconde moitié du XIXème siècle, réalisa de nombreuses ornementations d’intérieur : cheminées, vases à monture de bronze, lustres, balustrades… toutes de la meilleure qualité. Sa signature est habituellement comme ici en lettres cursives, avec l’initiale du prénom suivie du patronyme. Sur les œuvres tardives, seules les deux initiales h.V. y figurent. L’entreprise installée 5, rue de Thorigny à Paris (l’Hôtel Salé, actuel Musée Picasso), continua sous la direction de Madame Vian après le décès de son époux en 1905

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