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Ref 1573

G. SERVANT

Bronzier
(1828-c.1890)
(attribué à)

Cariatides monumentales en jardinieres

France
Circa 1875

Bronze patiné et doré, marbre noir
Grande cariatide: H. 225 cm ; L. 65 cm / Deux petites: H. 183 cm ; Larg. 55 cm

Exceptionnel ensemble de trois cariatides monumentales en marbre noir et bronze, formant jardinière, dans le style néo-grec. Les trois cariatides se terminent en gaine et reposent sur un pied orné de motifs végétaux. La plus grande en forme de femme grecque revêtue d’une draperie antique et arborant des ornements en bronze doré : collier, ceinture, bandeau, guirlande de fruits, supportant un chapiteau ionique surmonté d’une large jardinière ornée de motifs végétaux et d’un vase en bronze patiné et doré. Les deux autres cariatides, de plus petites dimensions ne présentent que la tête grecque engainée, ornée du collier et d’une guirlande de fruits, supportant un chapiteau et une jardinière. Les gaines sont ornées de motifs d’épis incrustés.

Ces jardinières-cariatides monumentales proviennent certainement d’une commande d’un collectionneur privé pour un hôtel particulier parisien. Leur style évoque les sculptures contemporaines pour l’Opéra Garnier à Paris (circa 1875) et plus précisément les œuvres exposées par le bronzier Servant à l’Exposition universelle de Paris, en 1878.

Biographie

Georges Emile Henri Servant (1828-c. 1890), succède à son père dès 1855 à la tête d’une fonderie rue Vieille-du-Temple à Paris. Il se spécialise dans la production non seulement de pendules néo-Egyptiennes, alors très populaires en France depuis les années 1860, mais aussi d’objets décoratifs de style Grec. Déjà très remarqué par le public et la critique pour ses bronzes de grande qualité à l’Exposition Universelle de Paris en 1855, puis à celle de Londres en 1862, G. Servant exporte dès cette époque jusqu’à 40% de sa production, principalement vers les Etats-Unis. C’est ainsi que ses pendules sont vendues avec beaucoup de succès par Louis C. Tiffany Inc. ou Hamann & Roche, à New York. Ses œuvres néo-Grecques et Egyptiennes lui valent enfin la médaille d’or à l’Exposition Universelle de Paris en 1867, puis c’est en 1874 que lui vient la consécration, avec sa nomination au rang de chevalier de la Légion d’honneur. A l’Exposition Universelle de 1878, Servant qui est alors membre du Jury de la classe des bronzes d’art, expose néanmoins des vases et des petites pièces de mobilier en bronze, qui retiennent une fois de plus l’admiration générale. Il prend finalement sa retraite peu avant l’Exposition Universelle de 1889.

Bibliographie

Les Merveilles de l’Exposition Universelle de 1867, t. II, p° 165 & 167.

The Art Journal Catalogue of the Paris Universelle Exposition of 1867, London, 1867, p° 20.

Exposition Universelle de 1878, Rapport sur les bronzes d’art, Groupe III, Classe 25, p° 26.

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