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G. JACOB

Menuisier

(1739-1814)

Suite de Quatre Fauteuils

Estampillés G. IACOB

France

Circa 1795

Suite de quatre fauteuils Directoire en acajou mouluré et sculpté. Les dossiers renversés sont ornés d’une urne flammée à l’antique inscrite dans un losange et de sangles. Les accotoirs moulurés en S sont sculptés de feuilles d’eau à leur base. Les dés de raccordement sont sculptés de rosaces. Ils reposent sur des pieds antérieurs fuselés, bagués et sculptés à l’épaulement, et sur des pieds dits ‘sabre’ à l’arrière.

Un fauteuil de Jacob Frères, d’une datation proche (1796-1803), reprend la forme générale des fauteuils de notre suite, et particulièrement celle des élégants accotoirs.

Un fauteuil de Jacob Frères, d’une datation proche (1796-1803), reprend la forme générale des fauteuils de notre suite, et particulièrement celle des élégants accotoirs.

Cette suite de fauteuils associe le goût pour l’antique à une illustration parfaite de l’anglomanie telle qu’elle se traduit dans le mobilier français de la fin du XVIIIe siècle. Déjà répandus par Thomas Chippendale outre-Manche, les sièges en acajou massif de premier choix, difficile à travailler, furent très probablement introduits en France par Georges Jacob, en utilisant davantage de matière.

Outre l’usage de l’acajou, les dossiers renversés, ajourés et à motifs de losange ainsi que le piètement de nos fauteuils sont caractéristiques du travail de la dynastie des Jacob et des innovations de la fin du XVIIIe siècle.

 

Biographie

Après être reçu maître en 1765, Georges Jacob (1739-1814) travaille de 1773 à la Révolution pour le Garde-Meuble de la Couronne. Sa clientèle est des plus brillantes: Louis XVI et la reine Marie-Antoinette, la famille royale, en particulier le comte de Provence (futur Louis XVIII), le comte d’Artois (futur Charles X), le prince de Condé, le duc de Penthièvre et les cours étrangères. En 1785, il crée les premières chaises en acajou, dites « à l’anglaise », pour le comte de Provence. Il lance le style étrusque en livrant en 1788 le mobilier « à l’étrusque » en acajou sculpté pour la laiterie du château de Rambouillet. Il participe également à l’ameublement du Petit Trianon à Versailles. Georges Jacob passera la période révolutionnaire sans être inquiété grâce au peintre David. Il prend sa retraite en 1796, laissant son atelier à ses fils, mais l’interrompra peu afin d’aider à fournir les meubles des résidences impériales de Napoléon Ier.

Georges Jacob utilisa l’estampille G. IACOB de 1765 à 1796.

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