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G. Deniere

Bronzier (1815-1903)

Paire d’appliques aux tourtereaux

Signées DENIERE

France
Circa 1880

Haut. : 50 cm ; Larg. : 40 cm

Elégante paire d’appliques à trois lumières de style Louis XVI en bronze ciselé et doré.
Composées de rinceaux, les branches montées en arabesques sont liées au fût cannelé par une guirlande et un nœud de ruban et finissent par des grappes de raisin.
Un petit amour tenant un cœur entre les mains surmonte la branche centrale.
L’ensemble est sommé par un couple de tourtereaux, donnant leur nom au modèle.

Ce modèle s’inspire des appliques réalisées par Feuchère pour la reine Marie-Antoinette à Saint-Cloud. A cette époque, deux Feuchère doreurs, Pierre-François et Jean-Pierre, travaillant pour le Garde-Meuble de la Couronne sont alors connus, l’un des deux étant le créateur de cette paire.

En possession du moule, Feuchère continua de répéter le modèle de la reine, avec quelques variantes, à la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle.

Œuvre en relation

Paire de bras de lumière réalisée par Feuchère pour le cabinet de toilette de Marie-Antoinette à Saint-Cloud, 1787, Musée du Louvre (OA 5256 et OA 5257)

Biographie

Guillaume Denière est l’élève du célèbre ornemaniste Aimé Chenavard (1798-1838) et de l’architecte Henri Labrouste (1801-1875). En 1844, Denière succède à son père, établi depuis 1804, au 15 rue Vivienne à Paris. L’entreprise est alors très prospère et quatre cents ouvriers travaillent à satisfaire les nombreuses commandes du roi Louis-Philippe et de la haute bourgeoisie. Il exécute des bronzes d’ameublement, des candélabres, des pendules ainsi que des surtouts de table. Il collabore avec de nombreux artistes parmi lesquels Carrier-Belleuse (1848-1913) et Constant Sévin (1821-1888). Il livre plusieurs pendules (Génie de Arts, Liseuse et chien) pour le palais des Tuileries en 1852 ; ainsi qu’une pendule « globe » à cadrans tournants pour le Grand Salon du Château de Bagatelle. Ses centres de table, au style souple et vigoureux, comme en témoigne le surtout du Duc d’Orléans (1842), sont alors salués par la critique. Ses oeuvres sont très souvent remarquées aux Expositions Universelles, à tel point que l’Empereur Napoléon III lui achète à l’exposition parisienne de 1867 une garniture de cheminée.
Sa renommée s’étend à travers le monde. Parmi ses plus prestigieuses commandes, Denière livre un spectaculaire surtout en bronze en 1854 à l’ambassadeur de Russie, Kisselef, et des bronzes décoratifs au Vice-Roi d’Egypte, Saïd Pacha en 1862 ainsi qu’au roi du Cambodge, Norodom 1er (Grilles de la Salle du Trône).

Bibliographie

Pierre VERLET, Les Bronzes dorés français du XVIIIe siècle, PICARD, 1987, p 378-381

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