ref. 1061/0

Rare Fauteuil de boudoir

France
Circa 1880

Haut. : 80,5 cm ; Larg. : 64 cm ; Prof. 50 cm

Rare fauteuil à dossier médaillon en bois sculpté et doré. Riche ornementation de frises d’entrelacs, de perles et de piastres, complétée par des rosaces et des feuilles d’acanthe. Reposant sur des pieds console.

Le sculpteur de ce fauteuil s’est probablement librement inspiré de modèles de sièges du XVIIIe siècle de style transition, et notamment de ceux de Georges Jacob (1739-1814), reçu maître en 1765. En effet, le dessin des pieds en console rappelle fortement les pieds galbés amortis par une involution inventés par Georges Jacob.

 

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Œuvre en relation

Chaise à la Reine en hêtre sculpté, estampillée G.Jacob,

conservée au Musée des Arts Décoratifs de Paris

reproduit dans G. Janneau, Les Sièges, Ed. Jacques Fréal, 1794, n°249

 

Biographie

Après être reçu maître en 1765, Georges Jacob (1739-1814) travaille de 1773 à la Révolution pour le Garde-Meuble de la Couronne. Sa clientèle est des plus brillantes avec Louis XVI et la reine Marie-Antoinette, la famille royale, en particulier le comte de Provence, futur Louis XVIII, le comte d’Artois, futur Charles X, le prince de Condé, le duc de Penthièvre et les cours étrangères. En 1785, il crée les premières chaises en acajou, dites « à l’anglaise », pour le comte de Provence. Il lance le style étrusque en livrant en 1788 le mobilier « à l’étrusque » en acajou sculpté pour la laiterie du château de Rambouillet. Il participe également à l’ameublement du Petit Trianon à Versailles. Georges Jacob passera la période révolutionnaire sans être inquiété grâce au peintre David. Il prend sa retraite en 1796, laissant son atelier à ses fils, Georges fils et François-Honoré, qui créent l’entreprise Jacob Frères Rue Meslée, fabriquant des meubles et sièges de style Directoire et Consulat. Devant leur succès, Georges interrompt sa retraite pour aider son fils à fournir les meubles des résidences impériales de Napoléon Ier. François-Honoré prendra le nom de Desmalter à la mort de son père, en souvenir de la propriété familiale en Bourgogne.

 

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