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ref. 1667

F. Barbedienne

Bronzier (1810-1892)

L-C Sevin

Ornemaniste (1821-1888)

D. Attarge

Ciseleur (c.1820-1878)

 

Paire de candélabres néo-renaissance

France
1869

Signés F. Barbedienne Paris ; D. Attarge Fit ; C. Sevin inv 1869

Bronze argenté

Hauteur : 47 cm ; Largeur : 21,5 x 21,5 cm

Rare paire de candélabres à quatre bras de lumière en bronze ciselé et argenté de style Néo-Renaissance, ornée d’un fin décor de motifs feuillagés et de godrons. Ils reposent sur une base carrée à pans coupés à décor de godrons, de cartouches et rinceaux, signée par les trois artistes.

biographie

Né en 1810, mort à Paris en 1892, Ferdinand Barbedienne créa et dirigea l’une des plus importantes fonderies d’art du XIXème siècle. En plus de sa propre production, il travailla pour les sculpteurs les plus renommés comme Barrias, Clésinger ou encore Carrier-Belleuse.

Déjà saluée par deux grandes médailles (Council medals) à l’Exposition Universelle de Londres en 1851, la maison Barbedienne remporte à l’Exposition Universelle de 1855 à Paris, une grande médaille d’honneur et onze médailles de coopérateurs récompensant, notamment ses ciseleurs comme Désiré Attarge (c.1820-1878). Celui-ci remporte d’ailleurs le Prix Crozatier en 1862, prix destiné à récompenser le meilleur ciseleur de France, qui lui est à nouveau décerné en 1864. D. Attarge est de nouveau récompensé à l’Exposition universelle de 1867 par une médaille d’argent en tant que collaborateur de F. Barbedienne. L’éloge du  jury est alors explicite : « Il est impossible de montrer plus de goût dans la composition et plus de maestria dans l’exécution de ces feuilles et de ces fleurs élégantes, repoussées sur la pièce avec un très grand relief et ciselées avec une délicatesse extrême ». Les succès rencontrés par la maison Barbedienne dans les Expositions Internationales lui valent de nombreuses commandes officielles, comme celle de fournir vers 1860 les bronzes d’ameublement pour la Maison pompéienne du Prince Jérôme Napoléon, avenue Montaigne à Paris.

L’ensemble de la production de F. Barbedienne fut toujours hautement remarqué et sa personne constamment honorée par la critique contemporaine, notamment en le comparant, à l’Exposition Universelle de 1878, à “un prince de l’Industrie et au roi du bronze”. Le catalogue de l’Exposition n’hésitait d’ailleurs pas à considérer Barbedienne comme la figure emblèmatique des bronziers du XIXème siècle. Sa gloire ne tarit pas avec les années, puisqu’à l’Exposition Universelle de 1889, les critiques remercièrent Barbedienne de servir de maître aux autres bronziers, par la qualité toujours exemplaire de ses bronzes.

Louis-Constant Sévin (1821-1888) apprend le dessin et la sculpture chez Marneuf, sculpteur d’ornements pour les monuments de Paris. En 1839, il s’associe aux sculpteurs Phénix et Joyau, et crée en tant que dessinateur, des objets d’orfèvrerie pour des maisons renommées telles Denière, Froment-Meurice et Morel. Pendant la Révolution de 1848, C. Sévin rejoint Morel à Londres et lui crée des pièces qui sont alors exposées à l’Exposition Universelle de 1851. Revenu en France, C. Sévin participe à l’Exposition Universelle de 1855, pour avoir conçu des modèles de porcelaines pour Jouhanneaud et Dubois de Limoges. C’est à partir de cette date, que Constant Sévin travaille chez le célèbre bronzier Ferdinand Barbedienne qui le nomme chef de ses décorateurs. L’œuvre de C. Sévin est considérable. Parmi ses deux mille dessins répertoriés, il réalise ceux destinés aux bronzes d’ameublement de l’hôtel de La Païva sur les Champs-Elysées. Son talent est alors reconnu et à l’Exposition de Londres en 1862, il reçoit une médaille “pour l’excellence artistique des meubles qu’il a dessinés et qui sont exposés par Barbedienne”. Une médaille d’or en qualité de coopérateur lui est également décernée à l’exposition de l’Union centrale des Arts décoratifs de 1863. F. Barbedienne disait que la postérité se souviendrait des compositions de Constant Sévin. L’objet le plus extraordinaire créé par C. Sévin pour F. Barbedienne, fut une horloge monumentale en bronze doré de style Renaissance, de quatre mètres de haut, qui valut une médaille d’or et la légion d’honneur à son créateur à l’Exposition Universelle de 1878 à Paris. Cet incontestable triomphe perdura à l’Exposition Universelle de 1889.

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