Ref. 1778

E. Lièvre

Dessinateur
(1828-1886)

F. Barbedienne

Bronzier
(1810-1892)

 (Attribué à)

Lampe Japonisante

Japon – France
Circa 1880

Porcelaine émaillée, Bronze doré

Hauteur totale : 133 cm ; Diamètre : 86 cm
Hauteur sans abat-jour : 125 cm

Importante lampe japonisante en forme de coloquinte, formée d’un vase en porcelaine de Kutani polychrome à décor de scène lacustre et de fleurs dans des cartouches, au milieu d’échassiers en vol sur un fond rouge. Elle est recouverte de son abat-jour d’origine en soie plissée beige, brodé de fleurs et d’échassiers. Elle repose sur un socle en bronze patiné « vieil or » à décor stylisé ajouré, sommé d’un chien Fô sur chaque pied. 

œuvre en relation

Vase japonais en porcelaine émaillée dans une monture japonisante par Edouard Lièvre, vers 1875.

Reproduit dans Connaissance des arts Edouard Lièvre, H.S. n°228, p.8.

Biographie

Edouard Lièvre est formé dans l’atelier du peintre Thomas Couture, l’un des artistes les plus en vue dans le cercle restreint de l’Impératrice Eugénie. Lièvre se consacre cependant rapidement à l’art du mobilier. Marqué par l’éclectisme typique du Second Empire, Lièvre sait s’entourer de collaborateurs habiles pour donner naissance à ses modèles de style Renaissance, Louis XVI ou Oriental. Ces derniers s’inscrivent alors dans le grand mouvement artistique à la mode depuis les années 1860 : le Japonisme. Ils recréent un Orient imaginaire et décoratif adapté aux salons occidentaux. En tant que décorateur d’intérieur, Lièvre assortit également à ces meubles luxueux très soignés, des bronzes, des céramiques et mêmes des tissus. Cet exotique Orient, dont seule une élite fortunée peut s’offrir les merveilles, séduit les banquiers, magistrats, artistes et célèbres courtisanes, autant que les familles royales et princières. Après la mort d’Edouard Lièvre, la majeure partie de ses modèles, croquis et plans d’ébénisterie furent achetés par l’Escalier de Cristal, donnant ainsi le droit à cette célèbre maison parisienne de rééditer le mobilier de Lièvre sous leur propre estampille (Ventes de la succession Lièvre, Hôtel Drouot, 27 Fév. 1890).

Ferdinand Barbedienne (1810-1892) a créé et dirigé l’une des plus importantes fonderies d’art pendant la seconde moitié du XIXème siècle. Il doit sa renommée tant pour ses fontes de sculptures anciennes et modernes, dont les sujets étaient tirés des plus grands musées d’Europe, que ses bronzes originaux, dessinés dans ses ateliers et destinés à l’ameublement et la décoration. En plus de sa propre production, Barbedienne travaille pour les sculpteurs les plus renommés comme Barrias, Bosio, Clésinger ou encore Carrier-Belleuse. Déjà saluée par deux grandes médailles (Council medals) à l’Exposition de Londres en 1851, la maison Barbedienne remporte à l’Exposition Universelle de 1855 à Paris, une grande médaille d’honneur et onze médailles de coopérateurs récompensant, ses créateurs de modèles, ses ciseleurs et ses monteurs. Les succès rencontrés par la maison Barbedienne dans les Expositions Internationales lui valent en conséquence de nombreuses commandes officielles, comme celle de fournir les bronzes d’ameublement pour la Maison pompéienne du Prince Jérôme Napoléon, vers 1860, avenue Montaigne à Paris. Déclaré hors concours, en sa qualité de membre et de rapporteur du jury, à l’Exposition Universelle de 1867, il y expose cependant avec succès. Nommé alors Officier de la Légion d’Honneur, il est fait Commandeur en 1878, suite à l’Exposition Universelle où le jury le compare à « un prince de l’Industrie et au roi du bronze ». Sa gloire ne tarit pas avec les années, puisqu’à l’Exposition Universelle de 1889, les critiques remercient Barbedienne de servir de maître aux autres bronziers, par la qualité toujours exemplaire de ses bronzes.

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