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V. Paillard

Bronzier

(1805-1886)

attribué à

Paire de candélabres neo-Grecs

France

Circa 1870

Haut. : 73 cm ; Diam. : 29 cm

Superbe paire de candélabres de style Grec en bronze patiné et bronze doré, présentant pour chacun d’eux six bras de lumière alternés par des feuilles de lierre et de fines chaînettes, supportés par un fût cannelé et une base tripode ornée de palmettes, de masques de théâtre, de têtes et pattes de lionne.

Paire de candélabres neo-Grecs bronze Paillard Tobogan Antiques Paris antiquités XIXe siècleL’ensemble est surmonté d’une figurine sur un chapiteau, représentant L’Enfant et l’Oie, thème récurrent dans la statuaire antique. L’origine de ce sujet est une œuvre hellénistique en bronze du IIIe siècle avant J.-C. signalée par Pline (Histoire naturelle, livre XXXIV) et due au sculpteur grec Boêthos de Chalcédon. Une célèbre réplique romaine en marbre est aujourd’hui conservée au musée du Louvre.

Biographie

Victor Paillard (1805-1886) est à compter parmi les plus grands bronziers français de la seconde moitié du XIXe siècle. Il apprend la ciselure avec Guillaume Denière (1815-1903), puis ouvre dans les années 1830 sa propre entreprise « de bronzes d’art et d’ameublement », installée n°105 boulevard Beaumarchais à Paris. Il fabrique d’abord des petits objets, puis des statuettes, des candélabres et des pendules, parfois de grandes dimensions. Il apparaît pour la première fois à l’Exposition des Produits de l’Industrie en 1839 et travaille pour les plus grands sculpteurs, tels Pradier, Barye ou Carrier-Belleuse. Le succès ne se fait pas attendre, entre autres grâce aux Expositions Universelles de Londres en 1851 et 1862, et de Paris en 1855, 1867 et 1878, auxquelles il participe. Il y est célébré chaque fois pour la « qualité exceptionnelle de son travail ». Fait Chevalier de la Légion d’honneur, Paillard qui emploie une centaine d’ouvriers propose à sa clientèle plus de quatre cents modèles en bronze. Il ne se contente pas de réaliser les modèles des autres sculpteurs, mais crée également les siens, comme en témoignent ses statuettes de jeunes enfants et de chérubins alors très prisés, qui ornent pendules, vases et torchères. Remportant un franc succès aux Expositions Universelles de 1862 et 1867, ces amours symbolisent d’après Burney Waring « le bonheur et l’innocence de l’enfance ».

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