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ref. 2007/09

Suite de trois panneaux Japonisants

France

Circa 1870

Hauteur : 142 cm ; Largeur : 56 cm ; Longueur totale : 168 cm

Suite de trois panneaux japonisants en bois exotique, superbement décorés sur les deux faces. Dans des encadrements aux frontons ajourés et ornés de fleurs en nacre, figurent pour chacun des panneaux des scènes différentes. Une scène de pêche, une mère et son enfant et une scène de taxi « à l’ancienne » composent les sujets principaux dans des médaillons, agrémentés en dessous de magnifiques éventails décorés d’oiseaux et de fleurs.

Les visages des personnages et les oiseaux sont réalisés en ivoire, les fleurs sont en nacre, tandis que des filets de cuivre soulignent les motifs décoratifs. Le bois des panneaux est lui-même finement sculpté pour donner vie à des bouquets fleuris. Au revers des panneaux, un élégant décor peint à l’or représente des oiseaux volant parmi des bambous et des branches d’arbustes.

Mouvement artistique principalement français et anglais de la seconde moitié du XIXème siècle, le Japonisme prend sa source dans l’art chinois et surtout l’art japonais. D’abord ressenti dans la peinture, il se développe rapidement dans les arts décoratifs et le mobilier. L’Angleterre et la France contribuent activement au développement de l’art japonais et chinois, rendu possible grâce au développement des voyages et surtout aux spectaculaires Expositions Universelles, auxquelles participent ces pays. En France, avec la génération des Impressionnistes, l’enthousiasme pour tout ce qui est japonais devient une véritable mode ; architectes, peintres et décorateurs sont alors sollicités. Londres et Paris se partagent un marché artistique commun : Murray Marks, célèbre marchand londonien vend dès 1864 une collection de céramiques chinoises et japonaises à Paris. Les institutions et les musées ne sont pas en reste : le South Kensington Museum à Londres (aujourd’hui Victoria & Albert Museum) enrichit ses collections d’artefacts japonais à l’exemple de l’Union centrale des Arts décoratifs à Paris. Cet engouement pour l’Extrême-Orient est favorisé en France par la diffusion des ouvrages d’ornements chinois et japonais, renouvelant la décoration intérieure des luxueuses demeures parisiennes d’une clientèle avide de nouveauté. En réalité, plus qu’une simple mode, cette passion pour l’art japonais se transforme en mouvement révolutionnaire chez les artistes d’avant-garde, qu’ils soient peintres, ébénistes ou encore créateurs d’objets décoratifs en céramique, bronze ou cristal. En effet, au-delà de l’exotisme, quelques grands artistes tentent véritablement d’assimiler l’art japonais, ses motifs et ses techniques. Le Japonisme qui se développe ainsi sur trois décennies, trouve son apogée dans les années 70 du XIXème siècle.

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