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L.C. Sevin

Ornemaniste
(1821-1888)
(attribué à)

F. Barbedienne

Bronzier
(1810-1892)

Rare paire de Lustres Néo-Byzantin

EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1862

France
Circa 1860

Haut. : 85 cm ; Diam. : 65 cm

Exceptionnelle paire de lustres orientalisants à six bras de lumières de forme, en bronze doré et émail champlevé polychrome, à motifs de palmettes et de fleurs stylisées. L’ensemble, suspendu à une bélière émaillée par de fines baguettes dorées, se compose d’une couronne polygonale, éclairée par six bras de lumières munis de leurs bassins en cristal teinté rouge.

lustre

Modèle similaire présenté sur le stand de la Maison F. Barbedienne

à l’Exposition Universelle de 1862.

Biographies

Louis-Constant Sévin (1821-1888) crée dès 1839 en tant que dessinateur, des objets d’orfèvrerie pour des maisons renommées telles Denière, Froment-Meurice et Morel. Pendant la Révolution de 1848, C. Sévin rejoint Morel à Londres et lui crée des pièces qui sont alors exposées à l’Exposition Universelle de 1851. Revenu en France, Constant Sévin travaille en 1855 pour le célèbre bronzier Ferdinand Barbedienne qui le nomme chef de ses décorateurs. L’œuvre de C. Sévin est considérable. Parmi ses deux mille dessins répertoriés, il réalise ceux destinés aux bronzes d’ameublement de l’hôtel de La Païva sur les Champs-Elysées. Son talent est alors reconnu et à l’Exposition de Londres en 1862, il reçoit une médaille « pour l’excellence artistique des meubles qu’il a dessinés et qui sont exposés par Barbedienne ». Une médaille d’or en qualité de coopérateur lui est également décernée à l’exposition de l’Union centrale des Arts décoratifs de 1863. F. Barbedienne disait que la postérité se souviendrait des compositions de Constant Sévin. L’objet le plus extraordinaire créé par C. Sévin pour F. Barbedienne, fut une horloge monumentale en bronze doré de style Renaissance, de quatre mètres de haut, qui valut une médaille d’or et la légion d’honneur à son créateur à l’Exposition Universelle de 1878 à Paris. Cet incontestable triomphe perdura à l’Exposition Universelle de 1889.

Né en 1810, mort à Paris en 1892, Ferdinand Barbedienne créa et dirigea l’une des plus importantes fonderies d’art du XIXème siècle. En plus de sa propre production, il travailla pour les sculpteurs les plus renommés comme Barrias, Clésinger ou encore Carrier-Belleuse. Dans leurs catalogues illustrés, figuraient des produits très divers tels que des bustes, de la sculpture ornementale (pendules, candélabres, appliques…), allant parfois jusqu’à la grandeur nature, ou encore des bronzes destinés à l’ameublement. L’ensemble de sa production fut toujours hautement remarquée et sa personne constamment honorée par la critique contemporaine, notamment en le comparant, à l’Exposition Universelle de 1878, à “un prince de l’Industrie et au roi du bronze”. Le catalogue de l’Exposition n’hésitait d’ailleurs pas à considérer Barbedienne comme la figure emblèmatique des bronziers du XIXème siècle. Sa gloire ne tarit pas avec les années, puisqu’à l’Exposition Universelle de 1889, les critiques remercièrent Barbedienne de servir de maître aux autres bronziers, par la qualité toujours exemplaire de ses bronzes.

Bibliographie

« L’Exposition universelle de 1889 : l’exemple de Barbedienne », Catherine Chevillot, in Revue de l’Art, 1992, n°95.

Catalogue de l’exposition : « L’art en France sous le Second Empire », Grand-Palais, Paris 1979.

Catalogue de l’Exposition Universelle, les Beaux-Arts et les Arts décoratifs, t. I : l’Art moderne, Paris, 1878.

 

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