X

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Ref

Titre.

Votre message

ref. 2007/01

L.C. Sévin

Ornemaniste

(1821-1888)

D. Attarge

Ciseleur

(1820-1878)

F. Barbedienne

Bronzier

(1810-1892)

Pendule néo-Byzantine

Signé C. Sévin inv. 1868 ; D. Attarge Fit et F. Barbedienne Paris
Le mouvement est signé Lefebvre & Fils, Paris et numéroté 4619

France

Haut. : 47 cm ; Larg. : 28 cm ; Prof. : 15 cm

pendule-sevin-attarge-barbedienne-2007-01Modèle présenté à l’Exposition Universelle de Paris en 1867
(Reproduite dans « The furniture of the Universal Exhibition », The illustrated catalogue of the Universal exhibition, Art Journal, J. Beavington Atkinson, 1867-1868, p.119-224)

Pendule néo-byzantine en bronze doré et émaux champlevés polychromes. Décor de rinceaux, palmettes, fleurons et masques. Reposant sur deux pieds toupies à l’arrière, et deux pieds avant en protome de lions ailés.

Biographie

Déjà saluée par deux grandes médailles (Council medals) à l’Exposition de Londres en 1851, la maison Barbedienne remporte à l’Exposition Universelle de 1855 à Paris, une grande médaille d’honneur et onze médailles de coopérateurs récompensant, ses créateurs de modèles comme Louis-Constant Sévin (1821-1888), ses ciseleurs avec Désiré Attarge (c.1820-1878) et ses monteurs. Les succès rencontrés par la maison Barbedienne dans les Expositions Internationales lui valent de nombreuses commandes officielles, comme celle de fournir vers 1860 les bronzes d’ameublement pour la Maison pompéienne du Prince Jérôme Napoléon, avenue Montaigne à Paris. A l’Exposition Universelle de Londres en 1862, Ferdinand Barbedienne (1810-1892) remporte des médailles dans trois classes différentes : meubles d’art, orfèvrerie et bronzes d’art, notamment pour l’heureuse combinaison du bronze et de l’émail. A la pointe de la vogue du Japonisme avec l’orfèvre parisien Christofle, les critiques d’art attribuent cependant la paternité de l’émail cloisonné à Barbedienne (voir « L’émaillerie moderne », Gazette des Beaux-Arts, Alfred Darcel, t. XXIV, janv.-juin 1868, p° 75-84). Celui-ci conçoit ses oeuvres en prenant notamment pour modèles des objets anciens chinois et japonais, puis les adapte au goût français. Déclaré hors concours, en sa qualité de membre et de rapporteur du jury à l’Exposition Universelle de 1867, F. Barbedienne y expose cependant avec succès ses œuvres émaillées. Nommé Officier de la Légion d’Honneur, il est fait Commandeur en 1878, suite à l’Exposition Universelle où le jury le compare à « un prince de l’Industrie et au roi du bronze ». Sa gloire ne tarit pas avec les années, puisqu’à l’Exposition Universelle de 1889, les critiques remercient Barbedienne de servir de maître aux autres bronziers, par la qualité toujours exemplaire de ses bronzes.

Bibliographie

« L’Exposition universelle de 1889 : l’exemple de Barbedienne », Catherine Chevillot, in Revue de l’Art, 1992, n°95.

Catalogue de l’exposition : « L’art en France sous le Second Empire », Grand-Palais, Paris 1979.

Catalogue de l’Exposition Universelle, les Beaux-Arts et les Arts décoratifs, t. I : l’Art moderne, Paris, 1878.

Catalogue de l’Exposition Universelle, les Beaux-Arts et les Arts décoratifs, Paris, 1889.

Contactez nous