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L.C. Sévin & F. Barbedienne
Paire de cache-pots Orientalisants

ref. 1508/16

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ref. 1508/16

L.C. Sévin

Ornemaniste

(1821-1888)

F. Barbedienne

Bronzier

(1810-1892)

Paire de cache-pots Orientalisants

Signé F. Barbedienne

France

Circa 1870

Haut. : 16 cm ; Diam. : 18 cm

Très belle paire de cache-pots à deux anses, en bronze ajouré et doré, à motifs d’entrelacs de style oriental, ornés d’un riche décor floral en émail cloisonné polychrome sur fond bleu turquoise.

Biographie

Déjà saluée par deux grandes médailles (Council medals) à l’Exposition de Londres en 1851, la maison Barbedienne remporte à l’Exposition Universelle de 1855 à Paris, une grande médaille d’honneur et onze médailles de coopérateurs récompensant, ses créateurs de modèles comme Louis-Constant Sévin (1821-1888), ses ciseleurs avec Désiré Attarge (c.1820-1878) et ses monteurs. Les succès rencontrés par la maison Barbedienne dans les Expositions Internationales lui valent de nombreuses commandes officielles, comme celle de fournir vers 1860 les bronzes d’ameublement pour la Maison pompéienne du Prince Jérôme Napoléon, avenue Montaigne à Paris. A l’Exposition Universelle de Londres en 1862, Ferdinand Barbedienne (1810-1892) remporte des médailles dans trois classes différentes : meubles d’art, orfèvrerie et bronzes d’art, notamment pour l’heureuse combinaison du bronze et de l’émail. Avant-gardistes dans les techniques décoratives avec l’orfèvre parisien Christofle, les critiques d’art attribuent cependant la paternité de l’émail cloisonné à Barbedienne (voir « L’émaillerie moderne », Gazette des Beaux-Arts, Alfred Darcel, t. XXIV, janv.-juin 1868, p° 75-84). Déclaré hors concours, en sa qualité de membre et de rapporteur du jury à l’Exposition Universelle de 1867, Ferdinand Barbedienne y expose cependant avec succès ses œuvres émaillées utilisant les techniques du cloisonné et du champlevé. Nommé Officier de la Légion d’Honneur, Barbedienne est fait Commandeur en 1878, suite à l’Exposition Universelle où le jury le compare à « un prince de l’Industrie et au roi du bronze ». Sa gloire ne tarit pas avec les années, puisqu’à l’Exposition Universelle de 1889, les critiques remercient Barbedienne de servir de maître aux autres bronziers, par la qualité toujours exemplaire de ses bronzes.

Bibliographie

« L’Exposition universelle de 1889 : l’exemple de Barbedienne », Catherine Chevillot, in Revue de l’Art, 1992, n°95.

Catalogue de l’exposition : « L’art en France sous le Second Empire », Grand-Palais, Paris 1979.

Catalogue de l’Exposition Universelle, les Beaux-Arts et les Arts décoratifs, t. I : l’Art moderne, Paris, 1878.