Retour Contactez-nous

L.C. Sévin & F. Barbedienne
Exceptionnelle paire de jardinières

ref. 2106/1

Prénom

Nom

Email

Votre message

ref. 2106/1

L.-C. Sévin

Dessinateur

(1821-1888)

F. Barbedienne

Bronzier

(1810-1892)

Exceptionnelle paire de jardinières

Signé F. Barbedienne

France

Haut. : 61 cm ; Larg. : 75 cm ; Prof. : 35 cm

Modèle présenté à l’Exposition Universelle de Paris en 1889
(Reproduit etz-jardinieres-sevin-barbedienne-2106-1-980x807 commenté dans l’ouvrage de Victor Champier « Les Industries d’Art, Exposition Universelle de 1889 »)

Exceptionnelle paire de jardinières réalisées dans un très beau marbre « Griotte » rouge. Chacune, de forme « cratère », somptueusement ornée d’une monture en bronze doré de style Renaissance d’après un dessin de Louis-Constant Sévin, présentant des masques de la Méduse sous des coquilles feuillagées, de larges rinceaux découpés, d’amours accoudés et sur les côtés des mufles de lion formant les anses.

Biographie

Louis-Constant Sévin (1821-1888) apprend le dessin et la sculpture chez Marneuf, sculpteur d’ornements pour les monuments de Paris. En 1839, il s’associe aux sculpteurs Phénix et Joyau, et crée en tant que dessinateur, des objets d’orfèvrerie pour des maisons renommées telles Denière, Froment-Meurice et Morel. Pendant la Révolution de 1848, C. Sévin rejoint Morel à Londres et lui crée des pièces qui sont alors exposées à l’Exposition Universelle de 1851. Revenu en France, C. Sévin participe à l’Exposition Universelle de 1855, pour avoir conçu des modèles de porcelaines pour Jouhanneaud et Dubois de Limoges. C’est à partir de cette date, que Constant Sévin travaille chez le célèbre bronzier Ferdinand Barbedienne qui le nomme chef de ses décorateurs. L’œuvre de C. Sévin est considérable. Parmi ses deux mille dessins répertoriés, il réalise ceux destinés aux bronzes d’ameublement de l’hôtel de La Païva sur les Champs-Elysées. Son talent est alors reconnu et à l’Exposition de Londres en 1862, il reçoit une médaille « pour l’excellence artistique des meubles qu’il a dessinés et qui sont exposés par Barbedienne ». Une médaille d’or en qualité de coopérateur lui est également décernée à l’exposition de l’Union centrale des Arts décoratifs de 1863. F. Barbedienne disait que la postérité se souviendrait des compositions de Constant Sévin. L’objet le plus extraordinaire créé par C. Sévin pour F. Barbedienne, fut une horloge monumentale en bronze doré de style Renaissance, de quatre mètres de haut, qui valut une médaille d’or et la légion d’honneur à son créateur à l’Exposition Universelle de 1878 à Paris. Cet incontestable triomphe perdura à l’Exposition Universelle de 1889.

Né en 1810, mort à Paris en 1892, Ferdinand Barbedienne créa et dirigea l’une des plus importantes fonderies d’art du XIXème siècle. En plus de sa propre production, il travailla pour les sculpteurs les plus renommés comme Clésinger, Carrier-Belleuse ou encore Guillemin. L’ensemble de sa production fut toujours hautement remarquée et sa personne constamment honorée par la critique contemporaine, notamment en le comparant, à l’Exposition Universelle de 1878, à “un prince de l’Industrie et au roi du bronze”. Il y reçut le Grand prix de l’Exposition Universelle et 28 médailles de collaborateurs. Sa gloire ne tarit pas avec les années, puisqu’à l’Exposition Universelle de 1889, les critiques remercièrent Barbedienne de servir de maître aux autres bronziers, par la qualité toujours exemplaire de ses bronzes.