Retour Contactez-nous

L.C. Sévin & F. Barbedienne
Cartel de style Renaissance

ref. 0702/115

Prénom

Nom

Email

Votre message

ref. 0702/115

L.C. Sévin

Ornemaniste

(1821-1888)

F. Barbedienne

Bronzier

(1810-1892)

Cartel d’applique de style Renaissance

Signé sur le cadran F. Barbedienne à Paris

France

Circa 1870

Haut. : 50 cm Larg. : 41 cm ; Prof. : 15 cm

Cartel d’applique en bronze doré, orné de motifs de style Renaissance tels les cuirs découpés, les grenades éclatées, les putti encadrant le cadran, et la tête de faune.

Cartel d’applique de style Renaissance Sévin Barbedienne horlogerie bronze Tobogan Antiques Paris antiquités XIXe siècleEn arts décoratifs, le motif de cuir découpé rappelle par sa forme un morceau de cuir ou de métal découpé, enroulé en volutes stylisées. Ce motif décoratif est caractéristique de la Renaissance maniériste française et présent dans la décoration intérieure de la Galerie François Ier (1535) au Château de Fontainebleau. Utilisé par les artistes sur des cartons de tapisseries et des gravures, il fut remis à la mode au XIXème siècle.

Biographie

Louis-Constant Sévin (1821-1888) crée dès 1839 en tant que dessinateur, des objets d’orfèvrerie pour des maisons renommées telles Denière, Froment-Meurice et Morel. Pendant la Révolution de 1848, C. Sévin rejoint Morel à Londres et lui crée des pièces qui sont alors exposées à l’Exposition Universelle de 1851. Revenu en France, Constant Sévin travaille en 1855 pour le célèbre bronzier Ferdinand Barbedienne qui le nomme chef de ses décorateurs. L’œuvre de C. Sévin est considérable. Parmi ses deux mille dessins répertoriés, il réalise ceux destinés aux bronzes d’ameublement de l’hôtel de La Païva sur les Champs-Elysées. Son talent est alors reconnu et à l’Exposition de Londres en 1862, il reçoit une médaille « pour l’excellence artistique des meubles qu’il a dessinés et qui sont exposés par Barbedienne ». Une médaille d’or en qualité de coopérateur lui est également décernée à l’exposition de l’Union centrale des Arts décoratifs de 1863. F. Barbedienne disait que la postérité se souviendrait des compositions de Constant Sévin. L’objet le plus extraordinaire créé par C. Sévin pour F. Barbedienne, fut une horloge monumentale en bronze doré de style Renaissance, de quatre mètres de haut, qui valut une médaille d’or et la légion d’honneur à son créateur à l’Exposition Universelle de 1878 à Paris. Cet incontestable triomphe perdura à l’Exposition Universelle de 1889.

Né en 1810, mort à Paris en 1892, Ferdinand Barbedienne créa et dirigea l’une des plus importantes fonderies d’art du XIXème siècle. En plus de sa propre production, il travailla pour les sculpteurs les plus renommés comme Clésinger, Carrier-Belleuse ou encore Guillemin. L’ensemble de sa production fut toujours hautement remarquée et sa personne constamment honorée par la critique contemporaine, notamment en le comparant, à l’Exposition Universelle de 1878, à “un prince de l’Industrie et au roi du bronze”. Il y reçut le Grand prix de l’Exposition Universelle et 28 médailles de collaborateurs. Sa gloire ne tarit pas avec les années, puisqu’à l’Exposition Universelle de 1889, les critiques remercièrent Barbedienne de servir de maître aux autres bronziers, par la qualité toujours exemplaire de ses bronzes.