X

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Ref

Titre.

Votre message

Réf. 1563/4

A. GIROUX

Editeur de mobilier et d’objets d’art
(Maison active de 1799 à 1885)

Jardiniere

France
Second Empire

Signée ALPH. GIROUX PARIS sur la monture en bronze

Marquée L.M. & Cie et MONTEREAU sous la faïence
Haut. : 28 cm ; Larg. : 54 cm ; Prof. : 34 cm

Exceptionnelle jardinière à décor peint de pivoines, oiseaux, papillons, filets doré et platinium, insérée dans une belle monture en bronze doré à quatre pieds en forme de feuilles et sabots, et deux anses à enroulement forme grecque.

La jardinière est en faïence fine de Montereau, dont elle porte la marque. L.M & Cie désigne la raison sociale Lebeuf, Milliet et Cie, associés des faïenceries de Creil et Montereau, après leur fusion en 1840, et jusqu’en 1874.

Biographies

Dans le but de concurrencer la production anglaise, les manufactures de Creil (Oise) et de Montereau (Seine-et-Marne) commencent à produire de la faïence fine « façon Angleterre » à pâte blanche dite « Terre de pipe » dès le XVIIIe siècle. A Montereau, des potiers anglais réfugiés en France partagent leur savoir-faire avec Louis Lebeuf (1792-1854). Sous le Second Empire, les innovations techniques, ajoutées à l’engouement des classes bourgeoises pour les arts décoratifs, permettent une production de qualité, plus aboutie et plus diversifiée. La terre de pipe est relayée par la porcelaine opaque, plus blanche, plus dure et résistante. Après la fusion des manufactures de Creil et Montereau en 1840, Lebeuf s’associe avec Milliet (marques « Lebeuf Milliet et Cie » de 1840 à 1874, suivie de « Lebeuf et Cie » de 1875 à 1876). Les deux associés cherchent sans cesse à maîtriser différentes techniques de décor mais aussi à varier les motifs à l’infini. Cet âge d’or durera jusqu’au début du XXe siècle où la crise économique se fait ressentir. Une restructuration est alors entreprise et Montereau est préféré à Creil. Le rachat par la Manufacture de Choisy en 1920 permet de continuer la production en série jusqu’en 1955, date à laquelle Montereau ferme définitivement ses ateliers.

Alphonse Giroux et Cie, célèbre magasin de tabletterie et de curiosités situé à Paris, 7 rue du Coq-Saint-Honoré, dont l’activité s’étend du Consulat à la fin du Second Empire. Cette entreprise est créée par François-Simon-Alphonse, puis dirigée à partir de 1838 par ses deux fils Alphonse-Gustave (1810-1886) et André (1801-1879).

C’est à l’Exposition des Produits de l’Industrie en 1834, que la maison Giroux, spécialisée dans la fabrication d’objets raffinés, obtient une médaille d’argent. Louis XVIII, puis Charles X se fournissent en cadeaux chez Giroux pour « les Enfants de France ». Exécutant peu à peu des petits meubles, ils apparaissent pour la première fois en 1837 sous la rubrique « Ebénistes » dans l’Almanach de Paris. Cependant, c’est Alphonse-Gustave qui donne véritablement de l’expansion à leur activité, comme en témoigne le rapport du jury de l’Exposition des Produits de l’Industrie de 1839, le récompensant d’une Médaille d’argent. Il figure alors au 1er rang des commerces de luxe. A. Giroux participe à l’Exposition Universelle de Paris en 1855, où il présente un bonheur-du-jour en tilleul, sculpté d’un décor naturaliste luxuriant, et que l’impératrice Eugénie achète pour son palais de Compiègne. A. Giroux transfère en 1857 sa boutique 43, boulevard des Capucines et y exerce jusqu’en 1867, date à laquelle il cède sa maison et son enseigne à son cousin Ferdinand Duvinage et Harinkouck.

Contactez nous