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J.-F. Coutan

Sculpteur

(1848-1939)

Rare paire de torchères

Signé Coutan

France

Circa 1890

Haut. totale : 205 cm ; Haut. socle : 47 cm ; Diam. socle : 40 cm

Rare paire de femmes porte-torchère en bronze patiné. Différemment drapées à l’antique, avec à la main une mandoline pour l’une et une lyre grecque dans le dos pour l’autre ; chacune le bras levé tenant une torche. Cette représentation symbolique de La Musique est caractéristique des œuvres allégoriques de Coutan. L’ensemble reposant sur des socles en marbre rouge mouluré et des contre-socles en bois peint.

Biographie

Jules-Félix Coutan (1848-1939) mena une brillante carrière de sculpteur qui commença dès 1872, lorsqu’il remporta le Prix de Rome pendant ses études sous la direction du sculpteur Pierre-Jules Cavelier (1814-1894) à l’Ecole des Beaux-arts de Paris. Coutan passa les quatre années suivantes à l’Académie de France à Rome, puis fit de brillants débuts dès son retour au Salon de 1876, où il fut récompensé d’une médaille de première classe. Sa participation très remarquée à l’Exposition Universelle de 1889 à Paris avec sa Fontaine du progrès lui valut une médaille d’or, puis il gagna le Grand Prix d’Honneur pour le portique monumental du pavillon de la Manufacture de Sèvres qu’il réalisa pour l’Exposition Universelle de 1900. Il participa à la décoration sculptée de nombreux bâtiments parisiens prestigieux, comme l’Hôtel-de-Ville, la Bibliothèque Nationale ou le Palais de Justice. Très apprécié à l’étranger, il exécuta le fronton de la gare centrale de New York et le monument de Carlos Pelligrini à Buenos Aires. Devenu dès les années 1890 directeur artistique à la manufacture de Sèvres, il remplaça en 1900 le sculpteur Alexandre Falguière (1831-1900) à l’Académie des beaux-arts de Paris. Son art empreint de beauté classique et naturaliste à la fois, lui valut d’être apprécié de ses contemporains et d’être récompensé de nombreuses distinctions.

Muséologie

• Ajax bravant les dieux et foudroyé, plâtre, Ecole nationale supérieure des beaux-arts, Paris.

• Fontaine du progrès au Champ-de-Mars pour l’exposition universelle de Paris de 1889.

• Les Chasseurs d’aigles, haut-relief en plâtre, 1900, Musée d’Orsay, Paris. Le bronze exécuté en 1901 se trouve au Museum national d’histoire naturelle, galerie d’anthropologie (façade rue), Paris.

• La Gloire du Commerce, sculpture décorant le fronton de Grand Central Terminal, New York, 1907-1913.

• Monument commémoratif aux soldats de la Vienne morts durant la guerre de 1870, inauguré en 1895, jardin public rue Magenta, Poitiers.

• La Porteuse de pain, modèle en plâtre du bronze du square Saint-Jacques détruit sous le régime de Vichy, Petit Palais, Paris.

• La France à la Renaissance, statue ornementale à la base du pylône rive gauche en amont, Pont Alexandre III, Paris. • La Science et Le Travail, deux bas-reliefs de l’arche du pont de Bir-Hakeim, Paris.

• Portique monumental du pavillon de la Manufacture de Sèvres à l’Exposition Universelle de 1900. Aujourd’hui présenté dans le Square Félix-Desruelles, Boulevard Saint-Germain, Paris.

Bibliographie

Bénézit, Gründ, 1999, t. IV, p° 38.

The Dictionary of Western Sculptors in Bronze, James Mackay, Antique collector’s club, 1977.

Les bronzes du XIXe siècle, dictionnaire des sculpteurs, Pierre Kjellberg, 1989, Les Editions de l’Amateur, p. 227.

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