Retour Contactez-nous

Importante Fontaine "Diane Chasseresse"
Vermare & Barbedienne

Prénom

Nom

Email

Votre message

A. Vermare

Sculpteur
(1869-1949)

F. Barbedienne

Bronzier
(1810-1892) 

Importante Fontaine « Diane Chasseresse »

Signé A. Vermare et F. Barbedienne Fondeur
France
Circa 1890
Haut. : 4,90 m ; Larg. : 3,00 m ; Prof. : 1,90 m

 

Importante fontaine en bronze ciselé, à patine verte, représentant une scène fréquemment illustrée de la mythologie gréco-romaine. Le jeune prince Actéon, chassant avec ses chiens, surprend par hasard la déesse Diane, se baignant nue dans un étang. Pour se venger, Diane métamorphose Actéon en cerf, et le laisse dévorer par ses chiens.

Cette œuvre est significative du talent d’André Vermare pour la réalisation de groupes statuaires monumentaux. Il s’agit ici d’une pièce savamment étudiée, où les différents éléments de la composition forment une suite tournante, menant le regard depuis la base jusqu’au sommet de l’œuvre ; depuis le cerf aux abois poursuivi par deux chiens, et suivi d’un jeune enfant apeuré, jusqu’à la Diane, nue et échevelée, dominant fièrement la composition.

 

Provenance

M. Roxoroïz de Belford fait l’acquisition de cette pièce majeure, directement auprès de l’artiste, en juin 1913. L’œuvre est alors placée dans une niche située dans la cour de l’hôtel particulier que l’acquéreur vient de faire construire, au 29 de l’avenue Bugeaud, à Paris.

Biographie

André César Vermare (Lyon, 1869 – Ile de Bréhat, 1949) est le fils du sculpteur Pierre Vermare. Elevé dans l’admiration de la Renaissance française et italienne, il fait ses études à l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon, où il obtient une médaille d’or en 1889 ; puis il travaille à Paris, dans l’atelier du sculpteur Alexandre Falguière (1837-1900). En 1899, André Vermare remporte le premier prix de Rome de Sculpture, pour un bas-relief en plâtre figurant « Adam et Eve retrouvant le corps d’Abel ». Ce groupe « compact et triangulaire, dans un décor de début du monde fait de glaise et de fumée », peut encore être admiré à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. L’Etat français, conscient de leur grand intérêt national, acquiert immédiatement tous les envois que l’artiste fait, durant les trois années qu’il passe à la villa Médicis, notamment :

  • L’Etat achète, pour le Palais du Commerce de Lyon, Le Rhône et la Saône, haut-relief en marbre (h. 58 cm, l. 133 cm, p. 33 cm), présenté au Salon de 1905 (n° 3699), réalisé d’après son modèle en plâtre exposé au Salon de 1902 (n° 2917). Cette pièce, l’une des œuvres majeures d’André César Vermare, joue du vif contraste naturel existant entre le fleuve et son affluent : la Saône, gracieuse et presque effacée met en valeur et se mêle à la fougue et la violence virile du Rhône ;
  • Suzanne, marbre (h. 180 cm, l. 65 cm, p. 88 cm) présenté au Salon de 1905 (n° 3698), exposé au Musée du Luxembourg jusqu’en 1939. Cette pièce fut également éditée en réduction, en biscuit, par la Manufacture de Sèvres.

 

La ville de Paris fait également l’acquisition de certaines œuvres de l’artiste, notamment :

  • Les Vendanges, groupe en bronze présenté au Salon de 1906, et placé l’année même dans le square Trousseau à Paris (groupe détruit durant l’Occupation en 1942) ;
  • Pierrot, marbre présenté au Salon de 1911, et acheté par la Ville de Paris, pour compléter les collections du musée du Petit-Palais.

 

André Vermare participe également à la décoration d’un grand nombre de monuments officiels, dont les plus importants sont dédiés à :

  • A Sadi Carnot, pour la ville de Saint-Chamond, en 1895.
  • Aux Combattants de 1870-71, pour la ville de Saint-Etienne, en 1897.
  • Au docteur Gailleton, pour la ville de Lyon, en 1913.
  • Au Cardinal Touchet, à Orléans.
  • Au Cardinal Tascherau, à Québec.

 

Hormis ces nombreux groupes officiels, et sa participation régulière, dès 1893, aux Salons de la Société des artistes français, André César Vermare sculpte des statues allégoriques et mythologiques, ainsi qu’un grand nombre d’œuvres religieuses, parmi lesquelles il convient de citer la très célèbre Jeanne d’Arc portant son étendard, réalisée pour l’église Saint-Louis des Français à Rome.

 

Né en 1810, mort à Paris en 1892, Ferdinand Barbedienne créa et dirigea l’une des plus importantes fonderies d’art du XIXème siècle. En plus de sa propre production, il travailla pour les sculpteurs les plus renommés comme Clésinger, Carrier-Belleuse ou encore Guillemin. L’ensemble de sa production fut toujours hautement remarquée et sa personne constamment honorée par la critique contemporaine, notamment en le comparant, à l’Exposition Universelle de 1878, à “un prince de l’Industrie et au roi du bronze”. Il y reçut le Grand prix de l’Exposition Universelle et 28 médailles de collaborateurs. Sa gloire ne tarit pas avec les années puisqu’à l’Exposition Universelle de 1889, les critiques remercièrent Barbedienne de servir de maître aux autres bronziers, par la qualité toujours exemplaire de ses bronzes.