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H. Cahieux & F. Barbedienne
Paire de lampes néo-Pompéiennes

ref. 1180

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ref. 1180

H. Cahieux

Dessinateur

(1825-1854)

F. Barbedienne

Bronzier

(1810-1892)

Paire de lampes néo-Pompéiennes

Signé F. Barbedienne

France

Circa 1855

Haut. : 202 cm ; Diam. base : 35 cm

Paire de lampes de style Pompéien exécutées en bronze à deux patines. Chacune des lampes se compose d’une amphore, ornée d’un décor en frise présentant entre deux guirlandes de laurier une procession de personnages à l’antique. Les anses recourbées sont décorées de masques de théâtre antique. L’ensemble est coiffé d’un globe en verre gravé.
Ces lampes reposent sur des sellettes en bronze à deux patines, dont le modèle fut édité par Ferdinand Barbedienne dès 1855 sous le titre Candélabres antiques porte-lampes, au plateau circulaire soutenu par des boutons de fleurs et une tige de bambou stylisée, d’où pendent de fines chaînettes, et reposant sur une base tripode composée de trois lions monopodes.

Gravure publiée dans L’Illustration, représentant la fête donnée pour l’inauguration de la Maison pompéienne par le Prince Napoléon-Joseph (1822-1891), pour l’Empereur son cousin et l’Impératrice, le 14 février 1860. Des lampes d’un modèle similaire aux nôtres ornaient l’atrium de la Maison pompéienne construite par l’architecte Alfred Normand en 1856 pour le Prince Napoléon. Quant aux sellettes, l’Impératrice Eugénie en avait acheté une lamps-torcheres-cahieux-barbedienne 4paire sur le stand de Ferdinand Barbedienne à l’Exposition Universelle de Paris en 1855, pour son cabinet de toilette du château de Saint-Cloud. Ces candélabres en trépied style grec plaisaient tellement à l’Impératrice qu’elle en commanda deux autres paires en 1858 pour ses boudoirs des châteaux de Compiègne et de Fontainebleau (aujourd’hui conservés au Musée national du château de Compiègne).

lamps-torcheres-cahieux-barbedienne 5

Pierre-Ambroise Richebourg (1810-1875), Vue de l’atrium de la Maison pompéienne, vers 1860, 11 épreuves sur papier albuminé d’après négatif sur verre au collodion (Bibliothèque nationale de France, Département des Estampes et de la Photographie, Eo 28 folio tome II).

Biographie

Henry Cahieux (1825-1854), chef des décorateurs du fabricant de bronzes d’art Ferdinand Barbedienne, était promis à une brillante carrière, comme en témoignent ses œuvres envoyées aux Salons de 1850 et 1853. La plupart des pièces étaient réalisées dans le style Grec, alors très en vogue à cette époque. L’article de Victor Champier, “Les artistes de l’Industrie” paru dans la Revue des arts décoratifs (déc. 1888), se fait l’écho du génie de cet artiste : « Barbedienne venait de perdre (en 1854) ce garçon plein d’avenir, enlevé par le choléra dans la fleur de l’âge, et dont les œuvres empreintes d’une grâce savoureuse, annonçaient en lui un maître ». A l’Exposition Universelle de Paris en 1855, ses lampes qui figuraient comme son dernier témoignage, remportaient une Médaille d’Honneur au stand de Barbedienne. Louis-Constant Sévin (1821-1888) lui succèdera dans l’entreprise avec succès.

Ferdinand Barbedienne (1810-1892) a créé et dirigé l’une des plus importantes fonderies d’art pendant la seconde moitié du XIXème siècle. Il doit sa renommée tant pour ses fontes de sculptures anciennes et modernes, dont les sujets étaient tirés des plus grands musées d’Europe, que ses bronzes originaux, dessinés dans ses ateliers et destinés à l’ameublement et la décoration. En plus de sa propre production, Barbedienne travaille pour les sculpteurs les plus renommés comme Barrias, Bosio, Clésinger ou encore Carrier-Belleuse. Déjà saluée par deux grandes médailles (Council medals) à l’Exposition de Londres en 1851, la maison Barbedienne remporte à l’Exposition Universelle de 1855 à Paris, une grande médaille d’honneur et onze médailles de coopérateurs récompensant, ses créateurs de modèles, ses ciseleurs et ses monteurs. Les succès rencontrés par la maison Barbedienne dans les Expositions Internationales lui valent en conséquence de nombreuses commandes officielles, comme celle de fournir les bronzes d’ameublement pour la Maison pompéienne du Prince Napoléon-Joseph, vers 1860, avenue Montaigne à Paris. Déclaré hors concours, en sa qualité de membre et de rapporteur du jury, à l’Exposition Universelle de 1867, il y expose cependant avec succès. Nommé alors Officier de la Légion d’Honneur, il est fait Commandeur en 1878, suite à l’Exposition Universelle où le jury le compare à « un prince de l’Industrie et au roi du bronze ». Sa gloire ne tarit pas avec les années, puisqu’à l’Exposition Universelle de 1889, les critiques remercient Barbedienne de servir de maître aux autres bronziers, par la qualité toujours exemplaire de ses bronzes.