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A.V. Geoffroy-Dechaume

Sculpteur

(1816-1892)

F. Barbedienne

Bronzier

(1810-1892)

attribué à

Pendule Persane

France

Circa 1867

Haut. : 28 cm ; Larg. : 30 cm ; Prof. : 12 cm

Pendule en bronze doré de goût indien et persan, de forme globulaire aplanie, orné de motifs d’arabesques, feuillages et palmettes, surmontée d’une crête ajourée. Le cadran, orné de cartouches blancs émaillés marquant les heures en chiffres romains, est supporté par deux chimères de style Khmer. L’ensemble repose sur une base en onyx, terminée par des pieds à enroulement en bronze doré.

Pendule Persane Geoffroy-Dechaume Barbedienne horlogerie émail Tobogan Antiques Paris antiquités XIXe siècleNotre modèle est très proche d’une pendule dessinée par le sculpteur Geoffroy-Dechaume pour la maison Delafontaine. Auguste Maximilien Delafontaine (1813-1892) avait fait appel à Adolphe-Victor Geoffroy-Dechaume dès 1847. En effet, d’après les comptes du sculpteur, il apparaît qu’il fournit le dessin d’une pendule persane au fondeur en 1852. Cette dernière est exécutée par Elmerich. Le fonds Geoffroy-Dechaume conserve le dessin et la photographie d’une pendule qui peuvent être rapprochés du modèle réalisé pour la maison Delafontaine (reproduits dans le catalogue de l’exposition De plâtre et d’or, Geoffroy-Dechaume, sculpteur romantique de Viollet-le-Duc, Musée d’art et d’histoire Louis Senlecq, L’Isle-Adam, 1998, p. 88). Présenté à l’Exposition universelle de Paris en 1855, il est probable que l’objet ait attiré l’attention de Ferdinand Barbedienne qui en commande alors une variante au sculpteur Geoffroy-Dechaume.

Cette étonnante pendule de style indien s’inscrit dans la production persane et indienne réalisée par Geoffroy-Dechaume pour la maison Barbedienne. Ce style semble débuter à l’Exposition universelle de Paris en 1867 où Ferdinand Barbedienne expose un ensemble d’objets d’inspiration extrême-orientale. A côté des objets inspirés de la Chine et du Japon prennent place un ensemble de créations indiennes parmi lesquelles on trouvait des « jardinières du plus grand goût, de différents styles comme détails, mais dont ceux de style indien, sont des spécimens des plus heureux de réussite dans ce genre, auquel la maison a ouvert un horizon qui s’élargira parce que ces produits surpassent de beaucoup pour l’effet les produits chinois d’à peu près même genre ». Délaissant pour un temps l’inspiration chinoise et japonaise qui triomphe dans les vases et boîtes en métal émaillé, Ferdinand Barbedienne se tourne vers le style persan et indien qui « se décèle dans une foule de boîtes, de coupes et de charmantes inutilités couvertes de palmettes qui rappellent les tissus de Kachemir. De la même inspiration procèdent deux lampes à fond bleu lapis et turquoise sur lequel courent des arabesques d’or, motif de décoration aussi riche que simple dans ses moyens d’exécution ».

Biographie

Adolphe-Victor Geoffroy-Dechaume (1816-1892). Cet orfèvre et sculpteur français, né le 25 septembre 1816 à Paris, suivra les cours de l’Ecole gratuite de Dessin avant d’intégrer, en 1831, l’Ecole des beaux-Arts de Paris. Il deviendra l’élève de David d’Angers et de James Pradier.

Né en 1810, mort à Paris en 1892, Ferdinand Barbedienne créa et dirigea l’une des plus importantes fonderies d’art du XIXe siècle. En plus de sa propre production, il travailla pour les sculpteurs les plus renommés comme Barrias, Clésinger ou encore Carrier-Belleuse. Dans leurs catalogues illustrés, figuraient des produits très divers comme des bustes, de la sculpture ornementale (pendules, candélabres, appliques…), allant parfois jusqu’à la grandeur nature, ou encore des bronzes destinés à l’ameublement. L’ensemble de sa production fut toujours hautement remarquée et sa personne constamment honorée par la critique contemporaine, notamment en le comparant, à l’Exposition Universelle de 1878, à “un prince de l’Industrie et au roi du bronze”. Le catalogue de l’Exposition n’hésitait d’ailleurs pas à considérer Barbedienne comme la figure emblématique des bronziers du XIXe siècle. Sa gloire ne tarit pas avec les années, puisqu’à l’Exposition Universelle de 1889, les critiques remercièrent Barbedienne de servir de maître aux autres bronziers, par la qualité toujours exemplaire de ses bronzes.

Bibliographie

Rapport des délégués ciseleurs, tourneurs et monteurs, lu en séance publique le 8 novembre 1868, «orfèvrerie, bronze, imitation, cuivrerie», Paris, imprimerie Dufour et cie, 1869, p.52.

Alfred Darcel, « L’émaillerie moderne », Gazette des Beaux-arts, t.XXIV, Janvier-juin 1868, p.76.

Anne Dion-Tenenbaum, « Geoffroy-Dechaume et l’orfèvrerie », De plâtre et d’or, Geoffroy-Dechaume, sculpteur romantique de Viollet-le-Duc, catalogue de l’exposition, Musée d’art et d’histoire Louis Senlecq, L’Isle-Adam, 1998, p. 82.

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