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G. Viardot
Grande applique Japonisante

ref. 0912/13

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G. Viardot

Ebéniste

(1830-1906)

attribué à

Grande applique Japonisante

France

Circa 1880

Haut. : 40 cm ; Larg. : 105 cm ; Prof. : 25 cm

Grande applique de style Japonisant, en forme de dragon, réalisé en aulne teinté et sculpté, tenant dans sa gueule une branche de cerisier japonais en bronze doré, dont les quatre fleurs abritent les lumières.

Miroir japo ViardotCette applique est à rapprocher d’un miroir de Gabriel Viardot, conservé au Musée des Arts décoratifs à Paris (Inv. 2002.57.1), où deux dragons s’enroulent autour d’un miroir en forme de croissant de lune.

Biographie

Gabriel Viardot, sculpteur sur bois de métier, fabrique des petits meubles, des fantaisies et des objets en bois sculpté aux sujets naturalistes et animaliers, dont quelles pièces sont appréciées à l’Exposition Universelle de Paris en 1855. Cependant, l’importation d’œuvres similaires en provenance de Suisse et d’Allemagne incite Viardot à innover. En 1861, Viardot succède à son père à la direction des ateliers parisiens de la rue Rambuteau et s’intéresse au nouveau mouvement artistique de l’époque : le Japonisme. La maison Viardot sera alors l’une des premières à se spécialiser dans la production de mobilier « dans le genre chinois et japonais », en adaptant aux goûts et usages européens les meubles et objets exportés par la Chine et le Japon. Viardot orne son mobilier de panneaux laqués japonais authentiques, d’incrustations de nacre du Tonkin et de superbes bronzes dont il conçoit lui-même les modèles, conférant ainsi à l’ensemble un aspect luxueux et exotique. Célébré aux salons, Viardot obtient quatre médailles à l’Exposition Universelle de Paris en 1867 et une médaille d’argent à l’Exposition Universelle de 1878. Il est récompensé à plusieurs reprises de médailles d’or : aux Expositions Universelles d’Anvers en 1884, et de Paris en 1889 et 1900. Ses ateliers de la rue des Archives, où Viardot s’installe en 1878 compte une centaine d’ébénistes et de sculpteurs vers 1885, date à laquelle il est promu au grade de Chevalier de la Légion d’honneur. Jouissant d’une grande réputation, « l’Escalier de Cristal », célèbre maison parisienne éditant des meubles luxueux, lui demande l’exclusivité de six modèles d’ébénisterie, sur lesquels elle appose sa propre estampille.