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ref. 3110/1

G. Servant

Bronzier

(1828-c.1890)

attribué à

Paire de candélabres néo-Egyptiens

France

Circa 1870

Haut. : 42 cm ; Larg. : 19 cm

Paire de candélabres néo-égyptiens en bronze à deux patines, en forme de vase antique surmonté de trois ibis adossés formant les bras de lumière. Décor de fleurs de lotus, de scarabées ailés et de rosettes. Le quatrième bras de lumière central est surmonté d’un éteignoir orné d’un faucon.

Le style Egyptien, très à la mode depuis Napoléon Ier et ses célèbres campagnes militaires d’Egypte, entreprises dès 1799 et inaugurant le style « Retour d’Egypte », fut redécouvert en France dans les années 1860. Plusieurs artistes Français de grande renommée, tels l’ébéniste Grohé, les sculpteurs et bronziers Denière, Hébert et Servant réalisèrent spécialement pour les Expositions Universelles de Paris de 1867 et 1878 des objets d’art de style Egyptien, présentés sur de luxueux stands qui leur étaient réservés. C’est ainsi que l’on pouvait admirer à l’Exposition Universelle de 1867, la majestueuse vitrine composée par l’orfèvre-joaillier Baugrand, où ses pièces rivalisaient de beauté les unes avec les autres. Exécutées dans les plus beaux matériaux, ses œuvres prenaient leur source dans les Antiquités Egyptiennes du Musée du Louvre. Les expositions de ces artistes attirèrent un engouement considérable de la part du public et des riches collectionneurs, parmi lesquels figurait la Famille Royale. Ces objets décoratifs et ce mobilier exécutés en France étaient vendus partout en Europe, de Londres à Vienne, et même le célèbre magasin Tiffany à New York proposait à sa riche clientèle des pièces de style Egyptien, tels que des candélabres et des pendules.

Biographie

Georges Emile Henri Servant (1828-c. 1890), succède à son père dès 1855 à la tête d’une fonderie rue Vieille-du-Temple à Paris. Il se spécialise dans la production non seulement de pendules néo-Egyptiennes, alors très populaires en France depuis les années 1860, mais aussi d’objets décoratifs de style Grec. Déjà très remarqué par le public et la critique pour ses bronzes de grande qualité à l’Exposition Universelle de Paris en 1855, puis à celle de Londres en 1862, Servant exporte dès cette époque jusqu’à 40% de sa production, principalement vers les Etats-Unis. C’est ainsi que ses pendules sont vendues avec beaucoup de succès par Louis C. Tiffany Inc. ou Hamann & Roche, à New York. Ses œuvres néo-Grecques et Egyptiennes lui valent enfin la médaille d’or à l’Exposition Universelle de Paris en 1867 (Les Merveilles de l’Exposition Universelle de 1867, t. II, p° 165 & 167), puis c’est en 1874 que lui vient la consécration, avec sa nomination au rang de chevalier de la Légion d’honneur. A l’Exposition Universelle de 1878, Servant qui est alors membre du Jury de la classe des bronzes d’art, expose néanmoins des vases et des petites pièces de mobilier en bronze, qui retiennent une fois de plus l’admiration générale. Il prend finalement sa retraite peu avant l’Exposition Universelle de 1889.

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