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G. Grohé
Cabinet de collectionneur

ref. 1307/100

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G. Grohé

Ebéniste

(1808-1885)

Cabinet de collectionneur

France

Circa 1860

Haut. : 116 cm ; Long. : 182 cm ; Prof. : 58 cm

Meuble d’appui en bois noir et filets de cuivre poli, à placage de loupe d’orme et de bois de violette. Ouvrant par trois tiroirs en ceinture et deux séries de six tiroirs latéraux, qui encadrent le vantail central, marqueté de motifs floraux et d’incrustations d’ivoire sur fond de bois noir. L’ensemble est coiffé d’un plateau en marbre blanc.

Biographie

Guillaume Grohé (1808-1885) né dans le Grand-Duché de Hesse-Darmstadt vint vers 1827 s’établir à Paris. Avec son frère Jean-Michel il dirige avec succès une maison « Grohé Frères » proposant du mobilier et des objets d’art et présentent avec succès des œuvres à l’Exposition des Produits de l’Industrie en 1834. Sa réussite fut autant rapide que considérable. Il obtint la Légion d’honneur en 1849, et fut ensuite promu officier de cet ordre. En 1861, son frère se retira des affaires, laissant Guillaume seul à la tête de l’entreprise. N’ayant pas de successeur, l’entreprise son activité en 1884. Il devint en quelques années l’un des principaux ébénistes de son époque. Fournisseur du roi Louis XVIII (Console de style Louis XIV, Exposition nationale de 1844 ; un meuble musée en ébène de style Renaissance, 1844), du roi Louis-Philippe, de l’empereur Napoléon III (Salle à manger en acajou, Palais de Saint-Cloud, 1855 ; nombreux meubles en acajou, Palais de Compiègne ; mobilier en acajou de style Renaissance, Palais de Fontainebleau, 1859), et après 1862, de la reine Victoria. Spécialisé dans la fabrication du meuble de style, le duc d’Aumale lui confia l’ameublement du château de Chantilly, et Mme Pelouze, celui du château de Chenonceaux. Il participa brillamment et fut a plusieurs reprises membre du jury aux Expositions Universelles. D’après le rapport du jury de l’Exposition Universelle de Paris en 1878, Grohé y est décrit comme étant « le maître incontesté de l’ébénisterie moderne, on a épuisé à son égard toutes les formes de l’éloge, comme il a épuisé toutes les séries de récompenses ». Maxime Boucheron cite enfin dans un article du Figaro en 1884 que « Grohé fut un véritable grand maître de l’ébénisterie artistique du XIXème siècle. Une carrière de plus de cinquante années a rempli nos musées, nos palais nationaux de chefs-d’œuvre incomparables. Il a assuré la prépondérance du goût français dans l’ameublement de luxe ».

Bibliographie

Les ébénistes du XIXe siècle, Denise Ledoux-Lebard, Ed. de l’Amateur, 1984, p. 237.