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F. Barbedienne
Guéridon néo-Pompéien

ref. 1508/47

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ref. 1508/47

F. Barbedienne

Bronzier

(1825-1896)

attribué à

Guéridon néo-Pompéien

France

Circa 1860

Haut.: 75 cm ; Diam. : 61 cm

Guéridon tripode en bronze doré, décoré de palmettes et reposant sur des pattes de lions. Le piétement est surmonté d’un plateau en marbre noir orné en micro-mosaïque rouge d’un décor « pompéien » de char antique et d’une frise de grecques.

Des ornements similaires furent employés par la Manufacture de Sèvres pour l’important service « Pompéien » en porcelaine à fond rouge, livré vers 1860 au Prince Napoléon (Une partie de ce service est aujourd’hui conservée au Musée de la céramique de Sèvres).

Biographie

Ferdinand Barbedienne (1810-1892) a créé et dirigé l’une des plus importantes fonderies d’art pendant la seconde moitié du XIXème siècle. Il doit sa renommée tant pour ses fontes de sculptures anciennes et modernes, dont les sujets étaient tirés des plus grands musées d’Europe, que ses bronzes originaux, dessinés dans ses ateliers et destinés à l’ameublement et la décoration. En plus de sa propre production, Barbedienne travaille pour les sculpteurs les plus renommés comme Barrias, Bosio, Clésinger ou encore Carrier-Belleuse. Déjà saluée par deux grandes médailles (Council medals) à l’Exposition de Londres en 1851, la maison Barbedienne remporte à l’Exposition Universelle de 1855 à Paris, une grande médaille d’honneur et onze médailles de coopérateurs récompensant, ses créateurs de modèles, ses ciseleurs et ses monteurs. Les succès rencontrés par la maison Barbedienne dans les Expositions Internationales lui valent en conséquence de nombreuses commandes officielles, comme celle de fournir les bronzes d’ameublement pour la Maison pompéienne du Prince Jérôme Napoléon, vers 1860, avenue Montaigne à Paris. Le décor de cette demeure était dominé par les teintes noire et rouge antique, à l’instar du plateau de ce guéridon. Déclaré hors concours, en sa qualité de membre et de rapporteur du jury, à l’Exposition Universelle de 1867, il y expose cependant avec succès. Nommé alors Officier de la Légion d’Honneur, il est fait Commandeur en 1878, suite à l’Exposition Universelle où le jury le compare à « un prince de l’Industrie et au roi du bronze ». Sa gloire ne tarit pas avec les années, puisqu’à l’Exposition Universelle de 1889, les critiques remercient Barbedienne de servir de maître aux autres bronziers, par la qualité toujours exemplaire de ses bronzes.

Bibliographie

« L’Exposition universelle de 1889 : l’exemple de Barbedienne », Catherine Chevillot, in Revue de l’Art, 1992, n°95.

Catalogue de l’exposition : « L’art en France sous le Second Empire », Grand-Palais, Paris 1979.

Catalogue de l’Exposition Universelle, les Beaux-Arts et les Arts décoratifs, t. I : l’Art moderne, Paris, 1878.

Catalogue de l’Exposition Universelle, les Beaux-Arts et les Arts décoratifs, Paris, 1889.