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F. Barbedienne & E. Frager
Exceptionnel buffet de présentation

ref. 0702/12

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L.C. Sévin

Ornemaniste

(1821-1888)

F. Barbedienne

Bronzier

(1810-1892)

E. Frager

Ebéniste

Exceptionnel buffet de présentation

France

Circa 1865

Haut. : 2,85 m ; Larg. : 2,15 m ; Prof. : 70 cm

Frager-6cmExposé sur le stand de Frager – Maison Meynard au Salon des industries du mobilier en 1902.
(Reproduit dans « La Construction Moderne », planche n° 38).

Buffet à deux-corps en noyer de style néo-Renaissance, composé en partie basse de quatre portes garnies de bas-reliefs en bronze doré, alternées par quatre colonnes détachées en marbre rouge à chapiteaux corinthiens. Le corps supérieur ouvre deux battants ornés de bas-reliefs en bronze doré de Ferdinand Barbedienne, représentant deux nymphes, d’après celles sculptées par Jean Goujon en 1547 pour la fontaine des Innocents à Paris. De part et d’autre, des caryatides en bronze doré gainées de marbre Campan et deux niches à fond décoré de chutes de fruits soulignent la structure du meuble. L’ensemble est coiffé d’un fronton décoré d’un masque de faune en bronze doré.

Biographie

La Maison Meynard était établie au 50 Faubourg-Saint-Antoine en 1812. Créée par Guillaume Meynard, la maison devint célèbre sous le nom de Meynard Père et Fils lorsqu’en 1833, Guillaume-Mathieu, l’aîné des enfants de Guillaume Meynard le rejoignit. Son père laissa son fils gérer seul l’entreprise familiale à partir de 1848. Guillaume-Mathieu fut rejoint par son fils Léon-Guillaume en 1866. La maison s’appela alors Meynard et Fils. Sous ce même nom, Léon-Guillaume, représentant alors la troisième génération, prit la direction à partir de 1873 jusqu’en 1889 où il la vendit à Eugène Frager. Après avoir remporté de nombreuses récompenses tant aux Expositions des Produits de l’Industrie qu’aux Expositions Universelles (médaille d’or à Paris en 1878), l’entreprise d’ameublement et de décoration perpétuait avec Frager l’excellence de la maison Meynard en remportant à Paris une médaille d’argent à l’Exposition Universelle de 1889.

Les bronzes d’ornement et les bas-reliefs de ce meuble, de grande qualité d’exécution, sont issus des ateliers de Ferdinand Barbedienne, d’après des modèles de Constant Sévin. Ces modèles avaient déjà été utlisé sur une bibliothèque présentée par Sévin et Barbedienne à l’Exposition Universelle de Paris en 1867. Ferdinand Barbedienne (1810-1892) créa et dirigea à Paris l’une des plus importantes fonderies d’art du XIXème siècle. En plus de sa propre production, il travailla pour les sculpteurs les plus renommés comme Clésinger, ou Carrier-Belleuse. Dans ses catalogues illustrés, figuraient des produits très divers tels que des bustes, de la sculpture ornementale (pendules, candélabres, appliques…) ou encore des bronzes destinés à l’ameublement comme l’illustre notre buffet. L’ensemble de sa production fut toujours hautement remarquée et sa personne constamment honorée par la critique contemporaine, notamment en le comparant, à l’Exposition Universelle de 1878, à “un prince de l’Industrie et au roi du bronze”.

Louis-Constant Sévin (1821-1888) créa des objets d’orfèvrerie pour des maisons renommées comme Denière et Froment-Meurice, avant de travailler dès 1855 chez Ferdinand Barbedienne comme sculpteur-ornemaniste. L’œuvre de Sévin est considérable, il dessina des bronzes d’ameublement pour l’hôtel de La Païva et se fit remarqué à l’Exposition de Londres en 1862, où il reçut une médaille. L’objet le plus extraordinaire créé par Sévin pour Barbedienne, fut une horloge monumentale en bronze doré de style Renaissance, qui lui valut une médaille d’or à l’Exposition Universelle de 1878.

Bibliographie

L’univers des bronzes, Yves Devaux, Ed. Pygmalion, Paris, 1978.

Exposition Universelle de 1878, Rapport sur les bronzes d’art, Groupe III, Classe 25, p° 26.

Les ébénistes du XIXe siècle, Ledoux-Lebard, Ed. de l’amateur, Paris, 1989, p° 209 & 481.

« Le salon des arts du mobilier », La Revue de l’art ancien et moderne, Paris, impr. Georges Petit, t. XII, juillet-décembre 1902, pp.185-186.

Salon des industries du mobilier, Grand Palais des Champs Elysées, juillet-novembre 1902, organisé par la chambre syndicale de l’ameublement, Paris, impr. Wattier frères, 1902.