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ref. 2007/59

Écran “Chinoiserie” de style Louis XV

France

XIXe siècle

Haut. : 110 cm ; Larg. : 62 cm ; Prof. des pieds : 35 cm

Très bel écran de cheminée de style Louis XV réalisé en bois doré richement sculpté d’acanthes, de fleurs et de volutes, l’ensemble surmonté d’un groupe formé d’oiseaux, d’un carquois et d’une torche. En son milieu, un panneau coulissant en tapisserie d’Aubusson présente dans un encadrement fleuri, un Chinois musicien faisant danser un petit chien au son de son triangle.

La manufacture d’Aubusson. Les plus anciennes mentions de tapisseries remontent au XVe siècle. Aux verdures tant représentées aux XVe et XVIe siècles, succèdent progressivement les tapisseries à personnages qui relatent des épisodes empruntés à l’histoire, la mythologie, la religion ou la littérature. En 1600, Henri IV interdit l’entrée en France des tapisseries étrangères ; en 1665, Colbert octroie des lettres patentes aux ateliers d’Aubusson et ceux-ci portent désormais le titre prestigieux de « Manufacture royale ». La révocation de l’édit de Nantes, en 1685, porte un coup rude à la tapisserie, puisque de nombreux lissiers aubussonais protestants émigrent auprès de princes allemands et en Suisse. Cependant, l’Etat s’intéresse à nouveau aux ateliers marchois (Aubusson et Felletin) en envoyant des cartons de tapisserie, un teinturier, puis un peintre. Au cours du XVIIIe siècle, le goût du confort favorise la mode du tapis. Louis XV fonde à Paris la manufacture de la Savonnerie pour créer des tapis veloutés. La mode lancée, la fabrication débute à Aubusson, en 1743, sur métier de haute lisse. Quant aux tapis ras, leur fabrication débute vers 1780 selon la technique de tapisserie.

Bibliographie

« Les tapisserie d’Aubusson et de Felletin », Solange Thierry Editeurs – La Bibliothèque des Arts Aubusson, Beauvais, R. Fage, XIII, Paris, 1923, pp. 357-361.

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