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A.-E. Beurdeley
Somptueuse paire de meubles d'appui de style Louis XVI

ref. 2702/31

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ref. 2702/31

A.-E. BEURDELEY

Ebéniste et bronzier

(1847-1919)

Attribué à

SOMPTUEUSE PAIRE DE MEUBLES D’APPUI DE STYLE LOUIS XVI

France

Circa 1890

Haut : 103 cm ; Larg. : 175 cm ; Prof. : 61 cm

Somptueuse paire de meubles d’appui de style Louis XVI, chacun d’eux réalisé en acajou et amarante, décoré d’une superbe marqueterie florale de bois précieux. Coiffé d’un plateau mouluré en marbre Vert antique surmontant un grand tiroir central et trois portes alternées par des colonnes cannelées en marbre Vert antique à chapiteaux corinthiens. Magnifique ornementation en bronze finement ciselé et doré aux motifs de mufles de lion, de rinceaux et de guirlandes de fruits. L’ensemble repose sur quatre pieds feuillagés en bronze doré.

commode Beurdeley page 8-Tobogan-Antiques

Meuble d’appui similaire réalisé par Alfred-Emmanuel Beurdeley et présenté dans : L’ameublement d’art français, 1850-1900, Camille Mestdagh, Les Ed. de l’Amateur, Paris, 2010, p°271.

Biographie

Alfred-Emmanuel Beurdeley (1847-1919) fut, en 1875, le collaborateur, puis le successeur de son père, Louis-Auguste Beurdeley, l’un des principaux ébénistes du Second Empire, fabriquant essentiellement des meubles de style XVIIIe et désigné comme la « vedette » des expositions et le « préféré des familles royales et impériales ». Si Alfred réalisait le même genre de travaux que son père, il se distingua également non seulement comme un bronzier hors pair mais aussi comme l’un des plus célèbres collectionneurs d’art. Il participa brillamment à l’Exposition Universelle de 1878 où, comparé aux plus célèbres artistes de l’époque, comme Dasson, Grohé, Sauvrezy ou encore Fourdinois, il remporta la médaille d’or. Couronné de gloire, il ouvrit même une succursale à New York. En 1883, suite à sa participation très remarquée à l’Exposition Universelle d’Amsterdam, « Alfred Beurdeley, fabricant de bronzes d’art » était nommé au grade de Chevalier de l’Ordre National de la Légion d’Honneur ; il fut alors porté aux nues tant par le gouvernement que par la critique contemporaine. Sa dernière grande manifestation fut l’Exposition Universelle et Internationale de 1889 où le directeur n’hésitait pas à avancer dans son rapport que « le talent de M. Beurdeley s’impose de lui-même par la seule inspection de ses meubles ».