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Ref. 1570

E. CORNU

Dessinateur & Sculpteur
(1827-1899)
attribué à

Rare coiffeuse orientaliste

France
Circa 1880

Bois noirci, bronze doré, onyx d’Algérie
Haut. : 135cm ; Larg. : 60 cm ; Prof. 38 cm

Rare coiffeuse orientaliste reposant sur quatre pieds à sabots en bronze doré, colonnettes en bois noir réunies par une entretoise ornée d’une plaque de céramique émaillée ovale à motifs orientaux, rappelant les productions de la manufacture Vieillard à Bordeaux d’après des dessins de Caranza. De riches chapiteaux et arcatures orientales découpées à jour sur un fond de soie rouge soutiennent un plateau en onyx d’Algérie. Un miroir à biseaux pivotant est inséré dans un encadrement à arc en accolade oriental en bronze doré.

Biographie

Le sculpteur Eugène Cornu (mort en 1875), directeur de plusieurs établissements à Paris, travailla en étroite collaboration avec Viot et Cie, exécutant de superbes pièces, en particulier pour l’Exposition Universelle de Paris de 1867. Une impressionnante paire de vases en onyx, bronze et émail, signés G. Viot et Cie, Exposition de 1867, Eugène Cornu Inventeur, rapportèrent à Cornu et Viot la Médaille d’Or. La société G. Viot et Cie, ou Compagnie des marbres onyx d’Algérie, était spécialisée dans la production d’objets décoratifs de luxe en onyx, émail et bronze. E. Cornu, propriétaire lui-même de carrières d’Onyx et de marbres en Algérie, devint plus tard directeur de la compagnie dirigée par Viot et installée à Paris, au 24 boulevard des Italiens.

À Bordeaux, la faïence fine connaît un grand développement au début du XIXe siècle, avec notamment la manufacture de David Johnston. Jules Vieillard succède à David Johnston, en 1845, et son action est déterminante dans le succès industriel de la manufacture de Bacalan mais aussi dans la qualité artistique d’une production qui fut unanimement célébrée au moment des célèbres Expositions universelles d’où le nom communément donné à ces faïences de « Vieillard ». Dans sa dernière période, Jules Vieillard développe un exceptionnel orientalisme. En 1865 ses fils, Charles et Albert, prennent sa suite sous la raison sociale de Manufacture Jules Vieillard et Cie, et produisent des motifs très variés avec tout spécialement des fleurs et des oiseaux. Cependant, si les décors imprimés ne sont pas complètement abandonnés, leur qualité laisse à désirer. Ils décident alors de renouveler les formes, s’orientant vers des pièces décoratives désormais à la mode comme les lampes, les cache-pots, ou les vases. Quant aux décors, ils connaissent à leur tour une renaissance, grâce à l’arrivée d’Amédée de Caranza vers 1875, un céramiste venu de Longwy, où il y avait lancé dès 1872 ses fameux « Emaux de Longwy », selon un procédé de décor d’émaux cloisonnés. Ses décors veulent alors surtout évoquer l’éclat des objets persans ou japonisants. Parti chez le concurrent bordelais, Longwy ne garde pas longtemps son exclusivité. Caranza, devenu chef d’atelier à la manufacture Vieillard en 1882, qui connaît un nouvel élan, puis la quitte probablement en 1885. L’usine Vieillard ferme en 1895.

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