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H. Cahieux & F. Barbedienne
Paire de guéridons

ref. 0803/1

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ref. 0803/1

H. Cahieux

Dessinateur

(1825-1854)

F. Barbedienne

Bronzier

(1810-1892)

attribué à

Paire de guéridons

France

Circa 1855

Haut. : 82 cm ; Diam. : 45 cm

Paire de guéridons en métal doré et patiné façon “canon de fusil”. Chacun composé d’un piètement tripode se terminant par des pieds sandalés, joints par une entretoise et un bouquet. Surmonté d’un plateau circulaire formant bassin à ombilic réalisé en marbre griotte rouge mouluré.

Sellette BarbedienneOn retrouve le modèle des pieds chaussés de sandales sur un porte-lampe dessiné par Henry Cahieux (1825-1854) pour Ferdinand Barbedienne (1810-1892) et exposé à l’Exposition Universelle de Paris en 1855, et dont un exemplaire était acquis à cette occasion par le South Kensington Museum à Londres (devenu Victoria and Albert Museum).

Biographie

Henry Cahieux (1825-1854), chef des décorateurs du fabricant de bronzes d’art Ferdinand Barbedienne, était promis à une brillante carrière, comme en témoignent ses œuvres envoyées aux Salons de 1850 et 1853. La plupart des pièces étaient réalisées dans le style Grec, alors très en vogue à cette époque. L’article de Victor Champier, « Les artistes de l’Industrie » paru dans la Revue des arts décoratifs (déc. 1888), se fait l’écho du génie de cet artiste : « Barbedienne venait de perdre (en 1854) ce garçon plein d’avenir, enlevé par le choléra dans la fleur de l’âge, et dont les œuvres empreintes d’une grâce savoureuse, annonçaient en lui un maître ». A l’Exposition Universelle de Paris en 1855, ces trépieds caractéristiques appelés également Trépieds style grec figuraient comme le dernier témoignage d’Henry Cahieux et remportaient une Médaille d’Honneur au stand de Barbedienne. Louis-Constant Sévin (1821-1888) lui succèdera dans l’entreprise avec succès.

Né en 1810, mort à Paris en 1892, Ferdinand Barbedienne créa et dirigea l’une des plus importantes fonderies d’art du XIXème siècle. En plus de sa propre production, il travailla pour les sculpteurs les plus renommés comme Auguste Clésinger (1814-1883), Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887) ou encore Louis Barrias (1841-1905). L’ensemble de sa production fut toujours hautement remarquée et sa personne constamment honorée par la critique contemporaine, notamment en le comparant à l’Exposition Universelle de 1878, à « un prince de l’Industrie et au roi du bronze ».