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H. Cahieux & F. Barbedienne
Paire de guéridons “La Tempérance”

ref. 0702/6

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H. Cahieux

Dessinateur

(1825-1854)

F. Barbedienne

Bronzier

(1810-1892)

attribué à

Paire de guéridons de “La Tempérance”

France

Circa 1855

Haut. : 82 cm ; Diam. : 45 cm

Rare paire de guéridons en métal doré et patiné, chacun composé d’un bassin reposant sur trois pieds sandalés, joints par une entretoise et un bouquet.

Sellette BarbedienneOn retrouve le modèle des pieds chaussés de sandales sur un porte-lampe dessiné par Henry Cahieux (1825-1854) pour Ferdinand Barbedienne (1810-1892) et exposé à l’Exposition Universelle de Paris en 1855, et dont un exemplaire était acquis à cette occasion par le South Kensington Museum à Londres (devenu Victoria and Albert Museum).

Le plateau en relief de style Renaissance dit La Tempérance est décoré au centre, sur l’ombilic d’une femme tenant une coupe et un pichet dans un médaillon portant l’inscription Temperantia. Le bassin est orné de quatre cartouches encadrant les figures allégoriques des quatre Eléments portant les inscriptions : Aqua, Terra, Ignis et Aer, accompagnées de grottesques et feuillages. L’aile est décorée de huit cartouches similaires encadrant des figures allégoriques des sept Arts Libéraux nommés Grammatica, Dialectica, Rhetorica, Arithmetiqua, Geometria, Astrologia, Musica, complétés de Minerva, déesse de la Sagesse, et ornés à leur tour de masques, de fruits et d’oiseaux.

Paire de guéridons “La Tempérance” Elkington Tobogan Antiques Paris antiquités XIXe siècleLe plateau dit “La Tempérance” en métal galvanique fut réalisé d’après un original exécuté au XVIème siècle par Francois Briot Briot (1550-1616), aujourd’hui conservé au Victoria & Albert Museum de Londres.

Biographie

Henry Cahieux (1825-1854), chef des décorateurs du fabricant de bronzes d’art Ferdinand Barbedienne, était promis à une brillante carrière, comme en témoignent ses œuvres envoyées aux Salons de 1850 et 1853. La plupart des pièces étaient réalisées dans le style Grec, alors très en vogue à cette époque. L’article de Victor Champier, « Les artistes de l’Industrie » paru dans la Revue des arts décoratifs (déc. 1888), se fait l’écho du génie de cet artiste : « Barbedienne venait de perdre (en 1854) ce garçon plein d’avenir, enlevé par le choléra dans la fleur de l’âge, et dont les œuvres empreintes d’une grâce savoureuse, annonçaient en lui un maître ». A l’Exposition Universelle de Paris en 1855, ces trépieds caractéristiques appelés également Trépieds style grec figuraient comme le dernier témoignage d’Henry Cahieux et remportaient une Médaille d’Honneur au stand de Barbedienne. Louis-Constant Sévin (1821-1888) lui succèdera dans l’entreprise avec succès.

Né en 1810, mort à Paris en 1892, Ferdinand Barbedienne créa et dirigea l’une des plus importantes fonderies d’art du XIXème siècle. En plus de sa propre production, il travailla pour les sculpteurs les plus renommés comme Auguste Clésinger (1814-1883), Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887) ou encore Louis Barrias (1841-1905). L’ensemble de sa production fut toujours hautement remarquée et sa personne constamment honorée par la critique contemporaine, notamment en le comparant à l’Exposition Universelle de 1878, à « un prince de l’Industrie et au roi du bronze ».

Bibliographie

Les artistes de l’Industrie, Victor Champier, Revue des arts décoratifs, déc. 1888, p°172.

Exposition Universelle de 1878, Rapport sur les bronzes d’art, Groupe III, Classe 25, p°26.

Catalogue de l’Exposition Universelle, les Beaux-Arts et les Arts décoratifs, t. I : l’Art moderne, Paris, 1878.

1851-1900 – Le Arti decorative alle grandi Esposizioni Universali, D. Alcouffe, Idea Libri, 1988, p°79, n°112.