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H. Cahieux & F. Barbedienne
Paire de lampes néo-Grecques

ref. 0702/32

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H. Cahieux

Dessinateur

(actif vers 1850)

F. Barbedienne

Bronzier

(1810-1892)

Paire de lampes néo-Grecques

France

Circa 1855

Haut. : 241 cm ; Diam. : 57 cm

lampes-cahieux-0702-32Modèle Présenté à l’Exposition Universelle de Paris de 1855.
(Reproduit in Great Exhibitions 1851-1900, J. Meyer, Antique Collector’s Club, 2006, p°95)
Une lampe identique (incomplète dans la partie supérieure) avait été achetée par le Victoria and Albert Museum de Londres, nommé alors South Kensington Museum (Inv. 2704-1856) sur le stand de Ferdinand Barbedienne à l’Exposition Universelle de Paris en 1855.

Paire de lampes de parquet néo-grecques réalisées en bronze à deux patines, socles en marbre griotte.

Biographie

Henry Cahieux, chef des décorateurs du fabricant de bronzes d’art Ferdinand Barbedienne, était promis à une brillante carrière, comme en témoignent ses œuvres envoyées aux Salons de 1850 et 1853. La plupart des pièces étaient réalisées dans le style Grec, alors très en vogue à cette époque. L’article de Victor Champier, « Les artistes de l’Industrie » paru dans la Revue des arts décoratifs (déc. 1888), se fait l’écho du génie de cet artiste : « Barbedienne venait de perdre (en 1854) ce garçon plein d’avenir, enlevé par le choléra dans la fleur de l’âge, et dont les œuvres empreintes d’une grâce savoureuse, annonçaient en lui un maître ». A l’Exposition Universelle de Paris en 1855, ces lampes qui figuraient comme le dernier témoignage d’Henry Cahieux, remportaient une Médaille d’Honneur au stand de Barbedienne. Louis-Constant Sévin (1821-1888) lui succèdera dans l’entreprise avec succès.

Né en 1810, mort à Paris en 1892, Ferdinand Barbedienne créa et dirigea l’une des plus importantes fonderies d’art du XIXème siècle. En plus de sa propre production, il travailla pour les sculpteurs les plus renommés comme Auguste Clésinger (1814-1883), Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887) ou encore Louis Barrias (1841-1905). L’ensemble de sa production fut toujours hautement remarquée et sa personne constamment honorée par la critique contemporaine, notamment en le comparant à l’Exposition Universelle de 1878, à « un prince de l’Industrie et au roi du bronze ».

Bibliographie

Les artistes de l’Industrie, Victor Champier, Revue des arts décoratifs, déc. 1888, p°172.

Exposition Universelle de 1878, Rapport sur les bronzes d’art, Groupe III, Classe 25, p°26.

Catalogue de l’Exposition Universelle, les Beaux-Arts et les Arts décoratifs, t. I : l’Art moderne, Paris, 1878.

1851-1900 – Le Arti decorative alle grandi Esposizioni Universali, D. Alcouffe, Idea Libri, 1988, p°79, n°112.