X

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Ref

Votre message

ref. 1307/94

A.-E. Beurdeley

Ebéniste et bronzier

(1847-1919)

attribué à

Rare table de milieu

France

Circa 1880

Haut. : 75 cm ; Larg. : 95 cm ; Prof. : 55 cm

Exécutée exclusivement en buis richement sculpté, orné d’une ceinture finement décorée, en ajours, de branches de lauriers. Reposant sur quatre pieds, joints par une entretoise, ornée en son milieu d’un vase également en buis sculpté. Dessus en marbre rouge Griotte s’enchâssant dans le plateau.

Table de milieu Beurdeley Tobogan Antiques Paris antiquités XIXe siècleBeurdeley affectionnait le buis pour sa dureté, offrant ainsi une sculpture de haute qualité, comme en témoigne une autre table présentée par cet « ébéniste-sculpteur » à l’Exposition Universelle de Paris en 1878 (in « Beaux-Arts et Arts décoratifs à l’Exposition Universelle de 1878 », p.395).

Biographie

Alfred-Emmanuel Beurdeley (1847-1919), fut en 1875, le collaborateur, puis le successeur de son père, Louis-Auguste Beurdeley, l’un des principaux ébénistes du Second Empire, fabriquant essentiellement des meubles de style XVIIIe et désigné comme la “vedette” des expositions et le “préféré des familles royales et impériales”. Si Alfred réalisait le même genre de travaux que son père, il se distingua également non seulement comme un bronzier hors pair mais aussi comme l’un des plus célèbres collectionneurs d’art. Il participa brillamment à l’Exposition Universelle de 1878, où comparé aux plus célèbres artistes de l’époque, comme Dasson, Grohé, Sauvresy ou encore Fourdinois, il remporta la médaille d’or. Couronné de gloire, il ouvrit même une succursale à New York. En 1883, suite à sa participation très remarquée à l’Exposition Universelle d’Amsterdam, “Alfred Beurdeley, fabricant de bronzes d’art” était nommé au grade de Chevalier de l’Ordre National de la Légion d’Honneur ; il fut alors porté aux nues tant par le gouvernement que par la critique contemporaine. Sa dernière grande manifestation dans laquelle il produisit fut l’Exposition Universelle et Internationale de 1889 où le directeur n’hésitait pas à avancer dans son rapport que “le talent de M. Beurdeley s’impose de lui-même par la seule inspection de ses meubles”.

Bibliographie

L’univers des bronzes, Yves Devaux, Ed. Pygmalion, Paris, 1978, p. 261.

“La saga Beurdeley (1814-1919)“, Bernard Dorival, B.S.H.A.F., 1989, p° 191.

Contactez nous