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A.-E. Beurdeley

Ebéniste et bronzier

(1847-1919)

Rare ensemble d’urnes et piédestaux

Signé BY au revers des bronzes

France

Circa 1890

Urnes – Haut. : 76 cm ; Larg. : 62 cm  /  Piédestaux – Haut. : 115 cm ; Base : 53 x 53 cm

Rare ensemble d’urnes et piédestaux Beurdeley marbre objets Tobogan Antiques Paris antiquités XIXe siècleExceptionnelle paire de vases couverts en rare marbre « Brèche africaine » godronné et bronze doré. Décor à motifs de feuilles d’acanthe, crosses, masques de lion et pétrifications. Magnifiques piédestaux décorés sur trois faces d’exceptionnelles plaques de « Jaspe de Sicile » à encadrement de feuilles d’eau. Riche décor en bronze doré de masques de lions, crosses, guirlandes, feuilles d’acanthe et couronnes de laurier. Alfred-Emmanuel Beurdeley prit pour ses vases le célèbre modèle en porphyre, monté en bronze doré au XVIIIe siècle et conservé au Musée du Louvre.

Rare ensemble d’urnes et piédestaux Beurdeley marbre objets Tobogan Antiques Paris antiquités XIXe siècleVu la qualité de ciselure des bronzes, de leur dorure au mercure et la rareté des matériaux employés, tels la Brèche africaine et le Jaspe de Sicile, nous pouvons considérer ces pièces comme l’une des plus prestigieuses productions d’A.-E. Beurdeley. Une paire de vases similaire, en porphyre monté en bronze doré, fut réalisée par Alfred-Emmanuel Beurdeley pour le grand hall de la luxueuse villa The Breakers, propriété du milliardaire Cornelius II Vanderbilt à Newport (USA).

Biographie

Alfred-Emmanuel Beurdeley (1847-1919) fut, en 1875, le collaborateur, puis le successeur de son père, Louis-Auguste Beurdeley, l’un des principaux ébénistes du Second Empire, fabriquant essentiellement des meubles de style XVIIIe et désigné comme la « vedette » des expositions et le « préféré des familles royales et impériales ». Si Alfred réalisait le même genre de travaux que son père, il se distingua également non seulement comme un bronzier hors pair mais aussi comme l’un des plus célèbres collectionneurs d’art. Il participa brillamment à l’Exposition Universelle de 1878 où, comparé aux plus célèbres artistes de l’époque, comme Dasson, Grohé, Sauvrezy ou encore Fourdinois, il remporta la médaille d’or. Couronné de gloire, il ouvrit même une succursale à New York. En 1883, suite à sa participation très remarquée à l’Exposition Universelle d’Amsterdam, « Alfred Beurdeley, fabricant de bronzes d’art » était nommé au grade de Chevalier de l’Ordre National de la Légion d’Honneur ; il fut alors porté aux nues tant par le gouvernement que par la critique contemporaine. Sa dernière grande manifestation fut l’Exposition Universelle et Internationale de 1889 où le directeur n’hésitait pas à avancer dans son rapport que « le talent de M. Beurdeley s’impose de lui-même par la seule inspection de ses meubles ».

Bibliographie

L’univers des bronzes, Yves Devaux, Ed. Pygmalion, Paris, 1978, p°261.

« La saga Beurdeley (1814-1919) », Bernard Dorival, B.S.H.A.F., 1989, p°191.

L’ameublement d’art français, 1850-1900, Camille Mestdagh, Les Ed. de l’Amateur, Paris, 2010, p°130.

 

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