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P.J. MENE

Sculpteur
(1810-1879)

F. BARBEDIENNE

Bronzier
(1810-1892)

« Fauconnier arabe à cheval »

France
Circa 1880

Epreuve en bronze à patine brune, signée P.J. MÊNE. et F. BARBEDIENNE
Haut. : 78 cm ; Larg. : 63 cm ; Prof. 30 cm

Belle épreuve en bronze patiné d’un fauconnier arabe à cheval d’après un modèle de Pierre-Jules Mène exposé au Salon en 1874, puis à l’Exposition centennale de l’art français en 1900.

Biographies

Pierre-Jules Mène, est né à Paris en 1810. De son père qui travaille le métal, il apprend les premiers rudiments de la sculpture et de la fonte. Plus tard, après quelques leçons prodiguées par le sculpteur Compaire, Mène s’oriente vers la sculpture animalière. Il fait son entrée au Salon en 1838 et connaît très vite un vif succès. Il continue par la suite à exposer régulièrement et remporte de nombreuses médailles ; en 1861, il reçoit même la Légion d’honneur. En 1838, Mène crée sa propre fonderie rue du Faubourg-du-Temple pour éditer lui-même ses modèles. Il produit là, de 1838 à 1877, des bronzes d’excellente qualité, se chargeant personnellement des opérations de fonte et de ciselure. L’œuvre de Mène puise son inspiration aussi bien dans le monde des animaux domestiques que dans celui des animaux sauvages. Après sa mort, nombre de ses sculptures seront éditées par la fonderie Susse Frères qui acquiert ses modèles à la fin du XIXe siècle, en 1894. Ces bronzes portent la double signature de l’artiste et du fondeur. Ses œuvres sont représentées dans les musées du monde entier et, outre le Louvre, les musées d’Oxford et Melbourne possèdent des collections importantes.

Né en 1810, mort à Paris en 1892, Ferdinand Barbedienne créa et dirigea l’une des plus importantes fonderies d’art du XIXème siècle. En plus de sa propre production, il travailla pour les sculpteurs anciens ou contemporains les plus renommés comme Barrias, Clésinger ou encore Carrier-Belleuse. Les succès rencontrés par la maison Barbedienne dans les Expositions Internationales lui valurent de nombreuses commandes officielles, comme celle de fournir vers 1860 les bronzes d’ameublement pour la Maison pompéienne du Prince Jérôme Napoléon, avenue Montaigne à Paris. L’ensemble de la production de F. Barbedienne fut toujours hautement remarqué et sa personne constamment honorée par la critique contemporaine, notamment en le comparant, à l’Exposition Universelle de 1878, à “un prince de l’Industrie et au roi du bronze”. Le catalogue de l’Exposition n’hésitait d’ailleurs pas à considérer Barbedienne comme la figure emblématique des bronziers du XIXème siècle. Sa gloire ne tarit pas avec les années, puisqu’à l’Exposition Universelle de 1889, les critiques remercièrent Barbedienne de servir de maître aux autres bronziers, par la qualité exemplaire de ses bronzes.

Bibliographie

M. Poletti, A. Richarme, Pierre-Jules Mêne, catalogue raisonné, 2007.
F. Rionnet, Les Bronzes Barbedienne, 2016.
S. Richemond et D. Grouard, Les Orientalistes, Dictionnaire des sculpteurs, XIX-XXème siècles, 2008, reproduit p. 155.
P. Kjellberg, Les bronzes du XIXème siècle, 1989, reproduit page 477.

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